mercredi 1 janvier 2020

De la huitième à la dernière nuit sainte ...

Huitième Nuit Sainte 31 décembre - 1er Janvier
Constellation du Lion
- Sergei. O. Prokofieff



La région du Lion est liée avec la Hiérarchie des Trônes ou Esprits de la Volonté. Avant d'arriver à l'examen de ce lien réciproque, il est nécessaire de faire remarquer qu'en commençant par la région zodiacale de la Balance, on a un certain décalage dans son rapport aux Hiérarchies correspondantes. 
Cela est lié au fait que les forces, qui dans un cycle d'évolution apparaissent de façon plutôt extérieure, agissent dans le cycle suivant comme les forces intérieures de certains êtres. Ainsi les Esprits du Mouvement sont de par leur essence les régents de l'ancienne Lune. Cependant à cette époque, ils préparent déjà activement le développement de la Terre actuelle en tant que planète, sur laquelle la Sagesse de l'ancienne Lune doit devenir "mobile", créatrice en l'intérieur des êtres humains peuplant la Terre. C'est pourquoi leur symbole (la Balance) appartient au fond à la Terre, et non à la Lune. Car parmi tous les signes du Zodiaque, seule la Balance est un "objet inanimé", créé par la Sagesse créatrice de l'homme. Ainsi elle nous renvoie au fait que sous la conduite des Esprits du Mouvement, la "sagesse du monde extérieur", provenant de l'ancienne Lune, "devient sagesse intérieure dans l'homme [c'est-à-dire une sagesse mobile, créatrice]" (GA* 13), afin de se métamorphoser peu à peu, en ayant imprégné son Moi dont les Esprits de la Forme lui ont fait don sur Terre, en les forces d'Amour sous la conduite de ces Esprits. - Un tel déplacement, nous le trouvons également en liaison avec le signe de la Vierge. Les Esprits de la Sagesse liés avec la région de la Vierge sont les régents de l'ancien Soleil. Toutefois ce qu'ils accomplissent au sens spirituel en ce temps, trouve son expression extérieure seulement sur la Lune, qui la fois-là, sous l'influence des Esprits du Mouvement, devient la planète de la Sagesse (à la différence de la Terre sur laquelle doit naître l'Amour) (GA* 102, 24.3.1908).
C'est pourquoi leur symbole se révèle être lunaire par excellence, la Vierge, qui porte les forces solaires seulement de façon secrète en son intérieur. A la fin, les Esprits de la Volonté, les Trônes, sont en premier lieu les régents de l'ancien Saturne, qui apparut grâce à un sacrifice cosmique supérieur, apporté à cette époque par les Trônes aux Chérubins. Ces forces de sacrifice devinrent ensuite sur l'ancien Soleil les forces intérieures d'éveil pour toute l'évolution solaire. Pour cette raison, aux Trônes, dans le cercle du Zodiaque, se révèle tout particulièrement lié le signe solaire du Lion. Une expression plus élevée de cette position de sacrifice, issue de l'élément intérieur, fut sur l'ancien Soleil l'acte sacrificiel de l'Etre du Christ, décrit par Rudolf Steiner dans la dernière conférence du cycle "L'homme à la lumière de l'occultisme, Théosophie et Philosophie" (GA* 137). Cependant dans l'image-même du Lion, est également contenu le renvoi aux qualités intérieures parfaitement précises, propres dans le Macrocosme précisément aux Esprits de la Volonté. Empruntée à l'Antiquité, l'image du lion fut toujours prise en tant qu'image de la dignité royale supérieure.
Ce n'est pas pour rien que le trône du roi Salomon fut encore orné de deux et douze lions en or (Rois I, 10/18-20). Car nous avons dans la figure du Lion le passage de la Volonté sacrificielle vers les forces cordiales de courage, vers la disposition à réaliser au-dehors les prescriptions de la Volonté supérieure, en partant des forces de son intérieur. Cette union du sacrifice (de la volonté) et du courage, nous la trouvons ensuite justement dans ces paroles, par lesquelles Rudolf Steiner caractérise l'imagination du don sacrificiel des Trônes aux Chérubins sur l'ancien Saturne: "Les Trônes dans cette disposition au sacrifice, dont à la base se trouve la vigueur, le courage, comme s'ils étaient agenouillés devant les Chérubins en faisant parvenir vers eux l'offrande ... " (GA* 132,31.10.1911).(**) On a montré plus haut, en liaison avec la description de la région de la Balance dans son rapport aux Esprits du Mouvement, leur action équilibrante en rapport avec les rayonnements des Esprits de la Volonté à partir du centre de la Terre; Ces rayonnements que Rudolf Steiner définit comme "effets des Trônes" (GA* 121, 11.6.1910), on peut les pressentir par l'image du puissant Lion sortant d'un antre de montagne, armé de sa force active et de sa dignité royale. Les forces de courage intérieur, coulant de la région zodiacale du Lion, peuvent en particulier aider l'homme à trouver un rapport correct envers toutes les épreuves que lui envoie son destin, c'est-à-dire à se placer dans un rapport correct envers son propre karma, à apprendre à le porter et à l'élaborer consciemment. (***) Un tel travail à son tour peut amener l'homme vers un rapport plus conscient envers la Hiérarchie des Trônes. Car ce que cette Hiérarchie a autrefois accompli sur l'ancien Saturne, ces "lois de l'ancien Saturne", elles continuent sous une forme pleinement métamorphosée à vivre même à notre époque, s'exprimant dans la thesmonité du destin individuel humain (GA* 161, 10.1.1915). Dans le cycle de l'année, le temps placé sous le signe du Lion va de fin juin à début août. En août, la force de la lumière solaire commence peu à peu à diminuer, en contrepartie son action calorique devient plus grande. Cette époque la plus chaude de l'année garde en elle comme une dernière et faible résonance du souvenir naturel de l'état de l'ancien Saturne, de l'épanchement sacrificiel de la substance chaleur par les Esprits de la Volonté (par les Trônes).
* GA - Oeuvres complètes de Rudolf Steiner numérotés de 1 à 354
**. En décrivant les temps les plus reculés de Saturne et les Esprits de la Volonté qui y agissaient, Rudolf Steiner les caractérise de la façon suivante: " Ces Esprits de la Volonté, nous apprenons justement à les connaître de la façon suivante, lorsque cela devient pour nous une véritable nature d'objets, on pourrait dire: une mer houleuse de courage... Ce n'est pas seulement une sorte de mer indifférente, indifférenciée ; mais toutes les possibilités et différenciations de ce que l'on peut désigner par le sentiment de courage viennent à notre rencontre. Il est tout à fait étrange lorsque l'on dit rencontrer des êtres qui sont tout autant réels que l'homme fait de chair, et qui ne sont pas de chair mais de courage... C'est en tant que de telles entités que nous rencontrons les Esprits de la Volonté ; et en un premier temps, nous ne désignons en tant que 'Existence de Saturne' que ce que présentent les Esprits de la Volonté qui consistent en courage, en rien d'autre...de tous les côtés on trouve toujours les Esprits du Courage ou de la Volonté." (GA* 132,31.10.1911) Par conséquent l'ancien Saturne est apparu d'une sorte de mer de courage (le courage est l'attribut principal du lion). Puis au cours de son développement à partir du sacrifice igné des Trônes, se sont formées des formes ovoïdes. - la première forme du corps physique de l'homme -, dont l'apparition fut liée, d'après les paroles de Rudolf Steiner, à l'activité des Trônes, provenant du signe du Lion. A la fin, la fusion de toutes les formes ovoïdes caloriques en un tout à la fin du développement de l'ancien Saturne advient également sous l'influence des forces du Lion (GA* 110, 17.4.1909). Ainsi, au cours de Saturne c'est trois fois qu'agissent les Trônes à partir de la constellation du' Lion : au début au milieu et à la fin, embrassant et déterminant de cette façon toute son existence.
***. cf. K.L. Althoff, "Das Vaterunser", ch. "Die Zwölf in der Zwölf", partie 7. (Urachhaus, 1978).

8ème Nuit Constellation du Lion - Sonorité T -D





"Pénètre de ta gloire sensible
L'essence du monde réalisée,
Les substances devenant sensitives,
Prenant la décision d'exister.
Dans le brillant de la vie déferlante,
Dans les douleurs d'enfantement régnantes,
En ta grandeur sensible, montre-toi ! "

Douze harmonies zodiacales, Steiner





LES CHÉRUBINS
Chérubins et Séraphins n'interviennent plus comme les donneurs d'une substance particulière, ainsi que l'ont fait les Trônes sur Saturne, les Dominations sur le Soleil, les Vigueurs sur la Lune, les Puissances sur la Terre. 
Ils sont parvenus au bord de la divinité, au-dessus de toute sphère planétaire. A travers eux, Dieu rayonne d'une manière impersonnelle, universelle. Ils se sont élevés au rang de Sacrificateurs cosmiques. Les Chérubins accordent les mouvements des planètes les uns avec les autres, pour unir en un système parfaitement harmonisé les impulsions particulières. Car ils sont les Esprits des harmonies. Leur nom signifie : plénitude de science, ou encore : débordement de sagesse.


Neuvième Nuit Sainte - Constellation du Cancer
Les Chérubins ou Esprits des harmonies



La région du Cancer est liée avec la Hiérarchie des Chérubins ou Esprits de l'Harmonie. La figure-même du Cancer est la modification d'un symbole occulte plus ancien s'appelant Tourbillon et exprimant le lien harmonique de deux processus ou cycles, leur passage correct de l'un dans l'autre, harmonieux et correspondant à la Sagesse universelle. "Il existe" dit Rudolf Steiner, "un processus dans le monde supérieur, qui épuise ses effets également dans le monde physique : la rotation du tourbillon. Vous pouvez observer la rotation du tourbillon lorsque vous regardez une nébuleuse, par exemple la nébuleuse d'Orion. Là vous voyez une spirale. Seulement c'est sur le plan physique. Mais vous pouvez le considérer également sur tous les plans. Cela se présente ainsi, qu'un tourbillon s'enroule dans un autre." (GP 96, 2'0.10.1906) Un tel passage d'un processus ou tourbillon dans un autre, afin qu'il se déroule harmonieusement en accord avec la Sagesse universelle, est géré sur tous les plans d'existence par les Chérubins. Car la Sagesse universelle, parvenue seulement vers une harmonie supérieure, "une sagesse qui a été amassée au cours de milliers, de millions d'années du devenir d'Univers, elle rayonne à notre rencontre dans une sublime puissance à partir des entités que nous nommons les Chérubins." (GA 136, 7.4.19l2) Si à présent nous nous tournons directement vers les processus mêmes, régis par les Chérubins selon la loi du tourbillon harmonieux, alors nous devons avant tout y remarquer des processus tels que l'apparition et le passage d'un état planétaire dans un autre. Par exemple l'apparition de l'ancien Saturne à partir de cet état qui dans l'occultisme est décrit en tant que "repos bienheureux dans la durée" (GA 10Q, 19.6. 1908). Ensuite, le passage de Saturne vers le Soleil, etc. En outre les spirales elles-mêmes du tourbillon correspondront aux états de manifestation ou manvantaras, et la rupture entre elles, aux pralayas. Par l'intermédiaire des Hiérarchies inférieures, ces processus se répètent ensuite dans des cycles plus petits : par exemple lors du passage d'une ronde ou d'un globe dans l'autre, etc. Même dans la nature extérieure, nous y observons de semblables processus. La plante apparue en été passe en automne à l'état de graine, qui au cours de l'hiver "meurt" dans le sol, c'est-à-dire traverse une sorte de pralaya microcosmique, afin de parvenir à nouveau vers une nouvelle manifestation au printemps suivant (GA 97, 16.11.1907). Tous ces processus, dans la mesure où ils se déroulent dans la nature extérieure et sur les plans supérieurs d'existence jusqu'aux plus élevés dans la Sagesse harmonieuse, sont régis nommément par les Esprits de l'Harmonie, les Chérubins. Si les Séraphins reçoivent directement leur tâche supérieure de la Divinité même, alors les Chérubins la métamorphosent de façon telle qu'elle puisse donner la première impulsion (à partir du centre du tourbillon, où ses spirales sont entrouvertes) vers une nouvelle manifestation, qui est ensuite menée plus loin et réalisée par les Trônes (GA 110, 14.0.1909). Toutefois les passages en question, d'un état ou cycle en un autre, peuvent porter un caractère plus dramatique. Par exemple dans l'événement qui fut décrit par Rudolf Steiner en tant que refus d'une certaine partie des Chérubins sur l'ancien Soleil à recevoir le sacrifice cosmique qui leur fut apporté par les Trônes. Cet événement a ensuite exercé une influence sur tout le développement ultérieur, donnant naissance dans l'évolution universelle à un tourbillon particulier (GA 132, 10.9.1911). Ensuite, de façon tout à fait différente, l'impulsion du tourbillon agit à l'époque se tenant directement sous le signe du Cancer, lors du passage de l'Atlantide vers l'évolution postatlantéenne. Et à nouveau de façon toute autre, cette impulsion se manifeste au moment de l'entrée du Christ dans Jérusalem, décrite au chapitre 21 de l'Évangile selon Matthieu (GA 123, 11.9.1910), où se découvre devant nous l'image de l'entrée de l'Être du Christ dans tout le développement historico-culturel de l'humanité, provoquant un tourbillon parfaitement nouveau.(18) Dans tous les événements qui ont été énumérés, agissent également, bien que d'une façon très diversifiée, les forces provenant de la sphère des Chérubins, se modifiant dans la région cosmique du Cancer, et appelant l'impulsion du tourbillon, favorisant le passage de toute l'évolution d'un cycle à l'autre. – En liaison avec le signe du Cancer et l'activité des Chérubins, il est nécessaire de faire remarquer encore deux faits. Premièrement, c'est un fait extrêmement important que ce soient les Chérubins précisément qui sont ces Esprits parmi les Hiérarchies supérieures qui, au cours de la période de l'ancien Soleil, créent tout le cercle du Zodiaque sous une forme approchant celle sous laquelle il existe jusqu'à nos jours. Il est vrai que le cercle du Zodiaque a existé déjà sur l'ancien Saturne, mais à cette époque, d'après Rudolf Steiner, ses "images" n'ont pas encore "existé de façon aussi dense, aussi compacte que pendant l'existence du Soleil" (GA 110, 17.Q.1909). C'est pourquoi "ce que l'on nomme aujourd'hui de façon si matérielle le Zodiaque... remonte à la ronde des Chérubins qui agissent vers le bas, à partir de l'entour universel, sur l'ancien Soleil, lequel rayonnait vers le dehors, dans cet univers, sa force en tant que force lumineuse." (GA 110, 13.V.1909). En d'autres mots : les Chérubins créent autour de l'ancien Soleil une sorte d'enveloppe protectrice, embrassant tout le cercle zodiacal présent, et liée en particulier avec la région cosmique du Cancer. Ce que nous avons relaté est confirmé par la forme-même du Cancer, se tenant au point supérieur du cercle zodiacal, qui semble embrasser une certaine sphère et la fermer à l'égard du monde extérieur. Le pôle opposé au Cancer est la région du Capricorne à partir de laquelle agissent les forces des Archanges, et cette polarité forme toute l'existence de l'ancien Soleil (d'après Rudolf Steiner, les Esprits hiérarchiques ayant pris directement part au développement de l'ancien Soleil, appartenaient aux rangs spirituels allant des Chérubins aux Archanges) (GA 132, 7.11. 1911). En outre, le signe du Cancer est lié dans l'organisme humain à la cage thoracique, dont les premiers germes furent pour la première fois formés sur l'ancien Saturne. Plus tard, sur l'ancien Soleil, lorsque s'est formé de façon définitive le Zodiaque dodécadique (il n'était pas encore dodécadique sur l'ancien Saturne), et qu'apparut également le premier germe du futur coeur, alors, sous l'influence des forces du Cancer, l'édification de la cage thoracique humaine devint le reflet du grand tout macrocosmique : Au centre le coeur – le Soleil,(19) enfermé dans l'enveloppe de la cage thoracique consistant en douze paires de côtes, en tant que reflet du cercle dodécadique du Zodiaque, créé au temps de l'ancien Soleil par les Chérubins, avec la participation particulière des forces provenant de la région Cosmique du Cancer. – Un deuxième fait sur lequel il est nécessaire de porter son attention dans le lien examiné, est celui de la naissance de jean-Baptiste sous le signe du Cancer. Si le signe du Verseau nous montre davantage un certain Etre angélique agissant directement à travers lui, alors le lien de Jean-Baptiste avec la région du Cancer nous caractérise d'un côté tout particulier son individualité et sa mission, en tant que précurseur et préparateur des chemins terrestres pour le Christ Jésus, et cela nommément en liaison avec la Hiérarchie des Chérubins. Car c'est précisément cette Hiérarchie qui joue un rôle tout particulier dans sa destinée. Il est connu par les communications de Rudolf Steiner que dans la figure de jean-Baptiste ou Elie, nous avons affaire à une ancienne individualité de l'humanité, en un certain sens à l'individualité d'Adam lui-même (GP l lV, 19.9.1909). D'un autre côté, nous reconnaissons par l'histoire biblique du péché originel qu'après l'expulsion d'Adam du paradis, le Seigneur a placé à son entrée "les Chérubins qui agitent une épée flamboyante" (Genèse, 3/2Q), ce qui eut pour résultat que l'humanité devint coupée de cette sphère macrocosmique du Dieu le Père, qui s'étend derrière le Zodiaque, à partir de laquelle le Christ descendit autrefois sur le Soleil.(20) Ce vécu des Chérubins à l'épée de feu, ne laissant plus l'homme entrer dans cette région supérieure, a poursuivi sa vie, en tant que puissante impulsion animique, à travers toutes les incarnations suivantes de cette individualité jusqu'à jean-Baptiste, se transformant progressivement en cette aptitude purement intérieure, qui à présent nous est connue en tant que voix de la conscience, et qui, en accord avec les investigations spirituelles de Rudolf Steiner, provient précisément de la Hiérarchie des Chérubins. Qu'est donc la voix de la conscience ? Elle n'est rien d'autre que l'aptitude de la compréhension de l'événement du Christ, apparaissant dans l'humanité simultanément avec cet événement : "Nous voyons ainsi comment apparaît sur Terre, là-bas en Orient, l'amour, là en Occident, la conscience morale. Ce sont deux choses qui vont ensemble : comment apparaît en Orient le Christ, comrnent s'éveille en Occident la conscience morale, pour recevoir le Christ en tant que conscience morale. Dans cette création simultanée du fait de l'événement du Christ et de la compréhension de l'événement du Christ... nous y voyons régner une sagesse infinie contenue dans l'évolution." (GA 116, 2.5.1910) Ainsi l'impulsion de la conscience morale apparaît au début en Occident. Aux environs de l'an 500 avant la naissance du Christ, elle pénètre en Grèce (GA 116, 2.5.1910), puis, au Tournant des âges à travers jean-Baptiste, en Palestine, pour y rencontrer, dans sa personne, pour la première fois le Christ.(21) La conscience morale, dit Rudolf Steiner, c'est "le Moi-sentiment qui hisse l'homme de l'inférieur au supérieur, qui parle dans l'âme sensitive déjà comme une voix de Dieu tout comme d'ordinaire seuls les pulsions, les désirs et les passions parlent dans l'âme sensitive –, et y parle avec une poussée à faire ce qui est juste, pour se hisser vers le Moi supérieur." (GA ll6, 2.5.1910). Toute âme non purifiée se vide par ses passions et convoitises, elle devient par elles un désert stérile, mais de ce désert peut résonner la voix de Dieu, la voix de la conscience, annonçant que s'approche le "Seigneur" de l'âme, "Kyrios : le Moi" (GA 12V, 6.12.1910).(22) Ainsi la Sagesse de la conduite universelle même a voulu que jean-Baptiste fût le premier à rencontrer le Christ sur Terre, afin de Le reconnaître à partir des forces de sa conscience morale, et de Le désigner à toute l'humanité. Et jean l'accomplit, désignant le Christ comme l'Agneau de Dieu (jean, l/36), témoignant de cette façon de Sa provenance cosmique, de Son lien avec les mondes stellaires, avec la sphère du Zodiaque apparue sur l'ancien Saturne grâce à l'activité des Chérubins. Et c'est cette "imagination inspirée" (GA 210, 28.7.1922) que suscite en lui précisément l'impulsion de la conscience morale, imagination s'élevant dans ses sources vers cette même Hiérarchie. 
En conclusion à ce qui a été dit, on peut encore ajouter ce qui suit. Comme nous le savons des conférences de Rudolf Steiner, l'entité spirituelle d'Elie/jean-Baptiste devient après sa mort l'âme de groupe des apôtres, formant ainsi autour du Christ Jésus cette atmosphère de délicatesse, pleine de protection et de défense, dans laquelle Il peut de la meilleure façon accomplir ses faits (GA 139, 20.9.1912). Si à présent nous ne craignons pas une comparaison résonnant de façon quelque peu paradoxale, alors on peut dire que cette action protectrice de l'entité suprasensible d'Elle/jean fut semblable au rôle que réalise dans l'organisme humain la cage thoracique par rapport au coeur en tant que Soleil intérieur de son organisation physique. 




SÉRAPHINS
Leur nom signifie : lumière et chaleur. Il vient de saraph : brûler, ardeur. Ils sont l'ardeur pure – les Esprits de l'amour universel. Ils assurent le lien d'un système cosmique à l'autre. Unis de plus près à la divine Trinité, ils sont, parmi toutes 'les Hiérarchies, ceux qui tirent d'elle pour ainsi dire les buts qui vont présider à lu création de chacun de ces systèmes cosmiques. L'homme sur terre ne peut les deviner que lorsqu'au sein d'une chaude nuée d'orage il voit éclater le « feu de Dieu. Nous n'irons pas plus loin, laissant d'un côté la question des trois « Logoï », et à l'autre bout de l'échelle les êtres élémentaires, dont k présent cycle ne parle que par incidence. Nous voici au terme de la symphonie hiérarchique. Il nous semble n'avoir rien dit. Car il ne suffit pas d'énumérer des caractères ou de mentionner des noms. Les noms donnent certes des indications sur les natures spirituelles qu'ils désignent. Mais ce n'est pas une nomenclature qui ouvrira seule la compréhension des Hiérarchies. On ne s'approche d'elles que par une certaine manière de penser et d'être, celle qu'on acquiert au cours d'études approfondies de science spirituelle et par le travail sur soi-même. Car tout être humain est l'œuvre et l'enfant des Hiérarchies. Notre nature entière, depuis la moelle des os jusqu'aux pensées les plus sublimes qui nous traversent, est née de leurs dons. Les forces dont elles nous pénètrent et qu'elles échangent à travers nous ont provoqué l'apparition de tout ce qui nous constitue. Répandues à travers l'univers qu'elles animent, elles se concentrent dans l'être humain comme en un point de convergence ; elles se rencontrent en l'homme – leur organe commun d'expression. Et l'homme est appelé à faire de cette rencontre le seul foyer de conscience où l'univers spirituel se réfléchisse. Il avance vers ce but à mesure qu'il acquiert progressivement la conscience et la maîtrise de ce qui fut déposé gratuitement par les Dieux en son corps, son âme et son esprit. Un jour, il fondra ces dons précieux en une seule et même création qui deviendra son œuvre au sein du cosmos. L'amour universel, avec lequel u commencé la manifestation divine, s'exprimera en lui, mais doué d'un caractère nouveau : l'amour dans la liberté consciente. Ce jour-là, l'homme parachèvera et justifiera la création des neuf Hiérarchies qui l'ont précédé sur la route vers Dieu. 

Paris, 20 avril 1945. S. Rihouët-Coroze. 

Neuvième Nuit - Sainte 
Constellation du Cancer - Sonorité F

" Toi, calme et lunmineux rayon,
Engendre la chaleur de la vie,
Echauffe la vie de l'âme,
Pour que d'elle même avec force elle s'imprègne,
Pour que d'esprit elle-même se pénètre,
Exhalant sa calme lumière.
Toi, lumineux rayon, sois fort ! "

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner




Dixième Nuit Sainte Du 2 au 3 janvier

Constellation des gémeaux



La région des Gémeaux est liée avec la Hiérarchie des Séraphins ou Esprits du Tout-Amour. Un reflet terrestre de l'impulsion macrocosmique d'Amour qu'ils représentent dans l'Univers est le mythe grec des jumeaux Dioscures, Castor et Pollux. D'après ce mythe, Castor est le fils de Léna et du roi Tyndare, et Pollux, le fils de Léna et de Zeus. C'est pourquoi Pollux possède l'immortalité, et Castor, la mort. Ils entrent ensemble en confiit avec les Apharides qui leur étaient apparentés, et conquièrent auprès d'eux le troupeau de taureaux que ceux-là avaient ravi.(23) De plus, Castor meurt dans la bataille, de la main d'un des Apharides. Pollux, par amour pour son frère, est prêt à sacrifier pour lui son immortalité, et prie Zeus de lui envoyer la mort. Alors Zeus, en récompense de leur amour fraternel, place les deux Dioscures au Ciel, en en faisant la constellation des Gémeaux. Afin d'estimer à sa juste valeur les soubassements occultes de ce mythe, ii est nécessaire de rappeler quel était de façon plus générale l'état d'âme des anciens Grecs, en ce qui concerne des phénomènes tels que la mort et l'immortalité. Cet état d'âme consistait en le fait que plus que tout au monde, les anciens Grecs estimaient la forme parfaite du corps humain, qui les dota d'une prise de conscience forte et claire d'eux-mêmes, de la Moi-conscience. C'est pourquoi la mort, qui a détruit cette forme, et ensemble avec elle la Moi-conscience dans sa forme terrestre, était pour les anciens Grecs le plus grand mal, avec lequel ils n'ont jamais pu se réconcilier. "Nous avons en l'hellénisme" – dit Rudolf Steiner, "une humanité qui a le plus aimé et estimé la forme extérieure du corps physique, et qui a passé par toute la tristesse pouvant être traversée, .lors de sa destruction dans la mort", de sorte que l'hellénisme "attribuait la plus haute valeur à la forme extérieure du corps physique en tant que forme extérieure du Moi... [et c'est pourquoi] le Grec disait : j'apprécie tellement fort mon moi, que ce n'est qu'avec horreur que je regarde ce qui advient avec le moi après la mort..." Et c'est "tout à fait grec, quand le héros dit : 'être plutôt un mendiant dans le monde d'en haut' – c'est-à-dire avec la forme corporelle humaine – 'qu'un roi dans le royaume des ombres'..." (GA 131, 9.10.1911).(2V) A partir de ces paroles il se dessine en toute, clarté le caractère du rapport des Grecs envers le problème de la mort, et également envers l'immortalité, qui, au sens de ce qui a été dit, fut pour eux le suprême des biens terrestres que l'on pouvait s'imaginer. C'est pourquoi sacrifier à partir de l'amour son immortalité au bénéfice d'un autre être humain, fut dans la représentation de l'antique Grèce le plus grand sacrifice dont était en général capable l'être humain. Ainsi dans le mythe des Dioscures, nous avons l'indication du degré suprême d'amour accessible en général, d'après les représentations du monde antique, à l'homme terrestre. Si nous voulons à présent y trouver un correspondant à l'époque chrétienne, alors il est nécessaire de prendre en considération qu'à partir de la pénétration de l'impulsion du Christ dans l'évolution terrestre, ce n'est plus l'amour fondé sur les liens du sang (les Dioscures sont des frères ayant la même mère), mais l'Amour purement spirituel du Christ qui est l'éveilleur vers le plus haut sacrifice. C'est l'amour de deux amis, devenant grâce à lui non pas des frères de sang mais des frères dans le nouvel Esprit du Christ. Il existe encore une autre différence. Comme nous voyons, aux temps pré chrétiens, le bien suprême pour l'homme terrestre était l'atteinte de l'immortalité. Dans le christianisme par contre, c'est l'âme elle-même qui devient le bien suprême – c'est-à-dire le Moi humain –, qui, en tant que porteuse de l'immortalité individuelle,(25) se place dès le tout premier début au centre de la conscience chrétienne. C'est pourquoi l'amour chrétien se tient infiniment plus haut que l'amour antique, car il est capable d'accomplir le sacrifice non seulement par l'immortalité, mais par le porteur lui-même de cette dernière, par son bien le plus précieux, par son propre Moi, afin de le recevoir à nouveau, en tant qu'authentique et immortel Moi, du Christ Lui-même. Cette dernière chose advient alors en tant que résultat de la réalisation du principe fondamental de tous les authentiques Mystères chrétiens,– "non pas Moi, mais le Christ en moi". Cet Amour suprême, purement séraphique, nous est également indiqué par les paroles suivantes du Christ : "Ceci est mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande." (jean, 15/12-lQ). Ainsi parle le Christ dans ses entretiens d'adieu avec ses disciples. Puis Lui-même réalise cet Amour. Il en devient le suprême modèle primordial pour tous les hommes, ayant sacrifié, en vue de l'accomplissement du Mystère du Golgotha, les forces macrocosmiques de son propre Moi.(26) C'est précisément de cet Amour que nous parle ensuite son plus proche disciple et le témoin direct de tous les événements qu'il a décrits, jean : "Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné son âme pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre âme pour les frères... Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité." (I jean, 3/16 et 18)(27). En conclusion de tout ce qui a été dit au sujet du lien de la région des Gémeaux avec la Hiérarchie des Séraphins, il faut encore faire remarquer que de cette région s'épanchent en particulier toutes les impulsions vers les relations sociales des hommes, vers leur association sur la base de l'amour réciproque et de l'intérêt intérieur de l'un pour l'autre. Dans le Macrocosme, il lui correspond l'activité des Séraphins dans l'instauration d'actions réciproques correctes, "sociales", entre les divers systèmes planétaires. Rudolf Steiner décrit cette activité qui est la leur, dans les termes suivants : "Tout comme les hommes fondent un système social par le fait qu'ils sont doués de réciprocité, de même il existe également une réciprocité des systèmes planétaires. D'étoile fixe à étoile fixe règne une compréhension réciproque. Par cela seul le Cosmos se forme. Ce que les systèmes planétaires, pour ainsi dire, disent les uns aux autres à travers l'espace d'Univers, pour devenir Cosmos, cela est réglé par les Esprits que nous nommons Séraphins." (GA 136) 7.4.1912) 


Dixième Nuit Sainte Constellation des gémeaux

Sonorité H



" Ouvre-toi, Être du soleil

Mobilise ce qui voudrait stagner,
Retiens ce qui veut s'élancer
Pour que la vie s'intensifie,
Pour qu'avec bonheur l'univers se saisisse,
Pour qu'en un fruit le devenir mûrisse.
O Être solaire, fais solstice ! "

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner


Onzième Nuit Du 3 au 4 janvier

Constellation du Taureau
L’ESPRIT COSMIQUE





La région du Taureau est liée avec le principe de l'Esprit cosmique. A travers cette région, Il déverse ses forces dans l'existence planétaire. Pour mieux comprendre ce lien réciproque et qui n'est pas simple, prenons pour point de départ une représentation qui, au début, peut se montrer quelque peu inattendue. Lorsque l'initié contemporain examine de façon clairvoyante le taureau ou la vache, alors leur puissante activité .digestive se révèle à lui comme tout l'univers. "Chez la vache, dans les processus de digestion, il y a quelque chose qui, vu de façon astrale, est tout à fait grandiose, est tout un monde !... C'est beau, c'est grandiose, c'est quelque chose de terriblement spirituel" (GA 230, 19.10.1923) dit à ce sujet Rudolf Steiner. Si un tel initié suit avec sa conscience imaginative-inspirative l'image de la vache plus loin dans le cosmos astral (c'est à dire dans la sphère spirituelle limitée par le cercle du Zodiaque), alors la vache revêt sous l'influence des forces d'inspiration l'image imaginative d'oiseau. Rudolf Steiner y rend attentif en les termes suivants : "De façon astrale, elle serait un oiseau... Est devenu physique chez la vache ce qui est astral chez l'oiseau. Cela a bien entendu un autre aspect dans l'astralité, mais c'est comme çà." (GA 230, 19.10.1923).(28) Maintenant il nous devient compréhensible pourquoi le principe d'Esprit dans l'entour astral de la Terre (dans la sphère lunaire) se découvre à jean lors du Baptême de 3ésus dans le Jourdain en tant qu'imagination de la colombe (jean, 1/32-3V).(29) D'un autre côté, nous comprenons à présent également toute la signification du culte du taureau ou du veau chez les peuples antiques : aux Indes, en Égypte, à Babylone,(30) en Grèce et en Asie Mineure. Ensuite nous savons de la Science spirituelle, que dans notre système solaire le principe de l'Esprit agit tout particulièrement à travers la sphère lunaire, tandis que le principe du Fils agit à travers la sphère du Soleil. C'est pourquoi le taureau, en tant que reflet terrestre de l'activité de l'Esprit, est toujours lié avec la Lune (par exemple la divinité lunaire de l'ancien Sumer, Sin, est représentée avec le corps de taureau). On sait qu'avec la sphère de la Lune est également liée l'Isis égyptienne. Son image apparaissait dans les Mystères des anciens Égyptiens à partir de l'union dans la sphère lunaire de deux courants cosmiques, provenant des régions célestes de la Vierge et du Taureau. En outre, lorsque l'influence de la Vierge prédominait, alors dans l'image d'Isis fut davantage souligné son lien avec l'Ame du Monde, avec la céleste Sophia, et également son rapport envers Horus, lequel réalise son lien à elle avec le monde des hommes. Si par contre ce fut l'influence du Taureau qui prédominait, dans ce cas Isis était représentée avec des cornes de taureau sur la tête –, alors fut davantage souligné son lien avec tout le Macrocosme on indiquait que sous l'influence des forces du Taureau elle s'emplit de l'Esprit du Monde, et aspire alors vers le Dieu solaire Osiris. Osiris lui-même, bien que sa vénéra tion cultuelle apparaisse à l'époque du Taureau (la troisième période culturelle), ce n'est pas d'autant moins, par son lien avec le Christ (son image renvoie de façon prophétique à l'approche du Christ vers la Terre), qu'il acquiert un rapport également envers la région cosmique du Bélier.(31) C'est pourquoi l'aspiration d'Isis venant d'être décrite, du Taureau vers le Bélier ou, dans les frontières du système solaire, de la sphère lunaire vers la solaire, s'exprime dans la poursuite de la métamorphose de son aspect extérieur : entre les deux cornes lunaires du taureau apparaît sur sa tête le disque du soleil. Une telle image metamorphosée d'Isis indique alors de façon prophétique le passage de l'époque lunaire vers la solaire, ou, en s'exprimant dans un langage davantage occulte, du Logos lunaire vers le Logos solaire (GA 227, 29.8.1923), tandis que dans l'aspect du devenir historique de l'humanité, elle indique le passage de la troisième période culturelle vers la quatrième.(32) Un parallélisme intéressant en vue de l'examen de la métamorphose de l'image d'Isis, est la modification analogique de l'aspect extérieur du taureau dans le culte égyptien d'Apis. Dans ce dernier, à mesure du rapprochement de son culte du culte d'Osiris (Apis devient peu à peu le "taureau d'Osiris"), entre les cornes, ayant la forme du croissant lunaire posé horizontalement, apparaît également le disque du soleil. Plus tard, lors du passage de la troisième époque culturelle à la quatrième (c'est à dire du Taureau au Bélier), ces deux cultes se fondent entièrement dans le nouveau culte d'Osarapis (Osiris-Apis) ou Serapis. Ce nouveau culte, apparu d'abord en Egypte, connaît ensuite, avec l'avènement de la dernière époque préchrétienne du règne de Michaël (550 à 200 av. 3.-Chr.), une grande extension dans les limites du monde gréco-latin. Pendant la dynastie des Ptolémées, Serapis devient le dieu principal de l'Egypte, et le protecteur particulier de sa nouvelle capitale, Alexandrie.(33) Toutefois dans le monde antique, l'image du taureau (du Taureau) joue encore un tout autre rôle. Car d'un côté, le taureau, dans la mesure où il est le porteur du disque solaire en renvoyant par là de façon prophétique à la progression venant d'être décrite du Taureau vers le Bélier, devient l'expression du juste Esprit du Temps ; d'un autre cáté par contre, si le taureau ne désire pas se mouvoir dans la direction du Bélier, ne désire pas parvenir au contact avec la sphère solaire, et ne veut que rester de façon égo7ste et pour toujours dans la sphère lunaire, alors par là-mêrne il se dresse déjà contre l'évolution correcte, et agit dans le monde en tant qu'un illicite Esprit Luciférien du Temps. C'est alors que l'image du taureau devient le signe des forces de Lucifer, altérant le principe cosmique de l'Esprit.(3Q) Sous cette forme, le taureau devient l'expression de l'égoîsme humain et des passions sauvages déchaînées. Et nous rencontrons plus d'une fois chez les anciennes peuplades le taureau précisément dans un tel rôle. C'est le taureau céleste envoyé à la déesse de Vénus, Ishtar, contre Eabani et Gilgamesh dans "l'Epopée de Gilgamesh", c'est le taureau vaincu par le dieu solaire Mithra. A la fin, c'est le "veau d'or",(35) qu'adoraient les Hébreux au temps du séjour de Moise sur le mont Sinaï (Exode, 32/l-V, 1 Rois, 12/25-30).(36) 

Pour clore, nous pouvons mentionner encore un autre aspect extrêmement significatif, liant les influences à partir de la région du Taureau à l'action future de l'Esprit Saint. Comme on sait, l'organe formé directement sous l'influence de la région du Taureau dans l'organisme de l'homme, est son organe de la parole, ou son larynx. De celui-là, et également de cette métamorphose par laquelle il lui incombe de passer à l'avenir, Rudolf Steiner en parle de la façon suivante : "... par contre le larynx est en pleine transformation, et lorsque l'homme sera à nouveau devenu chaste [keusch], son larynx se tournera à nouveau vers le Soleil spirituel [cf. ce qui a été dit ci-dessus]. Le calice de la plante s'est développé jusqu'à la forme de chair emprise de passion, et le larynx deviendra de nouveau un calice chaste, pur, qui sera fructifié par l'Esprit, qui sera tenu à la rencontre de la Sainte Lance d'Amour. Cela est aussi le symbole du Saint Graal, son haut idéal." (GA 98, 5.10.1907).(37) 

Onzième Nuit Constellation du Taureau

Sonorité R



" Brille plus clair, éclat de l'Être,

Ressens la force du Devenir,
Entrelace les fils de la vie
Dans l'existence foncière des mondes,
Dans la manifestation sensible,
Dans la brillante vie ostensible.
Ô Eclat de l'Être, sois visible ! "

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner




Douzième Nuit Du 04 au 05 janvier


Constellation du Bélier

L’ADAM KADMON



La région finale et la plus élevée, celle du Béiier, "coiffant" tout le cercle zodiacal, tout l'Adam-Kadmon, le Proto-Anthropos universel, est liée avec le principe du Fils ou du Christ. Sous ce signe, luisant au ciel au début du deuxième tiers de la quatrième période postatlantéenne, l'Etre solaire du Christ descend lors du Baptême du Jourdain dans les enveloppes de Jésus de Nazareth. – "Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l'agneau de Dieu." (jean, l/35-36). Par ces paroles, jean-Baptiste lui-même témoigne du lien cosmique du Christ avec la région céleste du Bélier, à travers laquelle le Christ pénétra dans notre Cosmos à partir des sphères se trouvant au delà 
du cercle du Zodiaque.(38) A ces sphères supérieures, ne pénétrant pas directement dans notre Cosmos, rend attentif lors du Baptême dans le Jourdain la Voix du Ciel "Ceci est mon Fils bien-aimé ; aujourd'hui Je L'ai engendré".(39) Ce n'est  que dans ces quelques paroles, comme un lointain écho, que nous parvient la nouvelle à partir des régions d'Univers étendues derrière le cercle zodiacal. C'est pourquoi ce sont ces paroles précisément que nous pouvons rapporter au contenu intérieur de la treizième Nuit Sainte finale, advenant la veille, et au sens occulte déjà au jour-même de l'Epiphanie, fête de la naissance du Christ dans le corps terrestre de l'homme Jésus. Ainsi nous avons en l'Epiphanie comme un degré d'achèvement et une sorte de bilan de tout le chemin, parcouru au cours des douze Nuits Saintes et en particulier au cours des deux dernières d'entre elles. Car au moment du Baptême, la plus haute Trinité se reflète dans les profondeurs de l'existence terrestre le principe de l'Esprit, en tant que Colombe (Taureau), le principe du Fils, en tant qu'Agneau (Bélier), et le principe du Père, en tant que Voix des Cieux, à partir de ces sphères vers où ne peut déjà plus s'élever la force de l'imagination humaine. Mais c'est justement de là, à partir du Sein paternel que le Christ descend dans notre Cosmos. Il y agit au début à partir de la sphère du Soleil, en tant que le Treizième dans la ronde des Douze, en tant que "... l'Esprit qui illumine de part en part le monde" (GA 107, 22.3.1909), "en tant que l'Esprit divin de notre système solaire" (GA 112, 3.7.1909), en tant que "Le représentant de l'Esprit-Cosmos... de tout l'Univers" (GA 15, conf. 3) ; puis Il descend du Soleil, au moyen du Baptême dans le Jourdain, sur Terre, afin d'illuminer de part en part "la Terre par une nouvelle force", afin de jeter les "fondements" pour un "devenir-Soleil de la Terre" (GA 112, 6.7.1909). 
C'est par ces indications du futur devenir de la Terre, devenir en tant que Soleil, que nous avons voulu clore la description du chemin "de Jésus au Christ" à travers les douze régions du cercle zodiacal, ayant leurs révélations terrestres dans les douze Nuits Saintes, disposées entre la fête de Noël et la fête de l'Épiphanie.

Douzième Nuit Sainte Constellation du Bélier
Sonorité W



" Surgis, ô prime Lumière,
Saisis l'essence du Devenir,
Empare-toi du jeu des forces,
Jette les feux qui éveillent la Vie.
Tire parti des résistances,
Livre-toi au cours du temps,
Ô Prime Lumière, persiste ! "

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner


La treizième nuit sainte  Nuit du 05 au 06 janvier 
L'ensemble des 12 constellations ...
De Jésus au Christ 

Willi Sucher


Les 12 Saintes Nuits sont déjà passées et les symboles de l'arbre de Noël ont disparu. Dans la 13e nuit, nous nous éloignons de la mémoire des étoiles et apportons du cosmos l'imagination des Trois Rois et de l'Épiphanie, lorsque le Christ est entré sur Terre.

Il y a une coutume pendant l'épiphanie, dans laquelle les trois rois viennent nettoyer l'arbre de Noël et l'emporter. Ils, qui étaient les maîtres de l'ancienne sagesse des étoiles, devaient enlever les symboles des étoiles pour pouvoir revenir sur Terre.
Nous allons maintenant parler de Hidden Venus, l'étoile des actes. Cette Vénus Cachée est la véritable étoile à six branches, dessinée au moyen des mouvements de la planète que nous appelons Mercure. Et tout comme l'étoile à cinq branches nous rappelle la compassion et la guérison des bergers, l'étoile à six branches de Hidden Venus nous rappelle la véritable étoile des mages. C'est l'étoile des Ecritures.
Et nous avons ici une difficulté, car dans l’astronomie moderne, cette planète s’appelle Mercure. Si nous prenons la position de Vénus cachée vue de la Terre, nous constaterons qu’elle se trouve parfois derrière le Soleil et parfois devant, car elle reste toujours autour du Soleil. Les boucles et les conjonctions décrivent une étoile à six nous pouvons voir, mais qu’en 40 ans, ces conjonctions tournent autour du zodiaque, atteignant à peu près un degré par rapport à leur point de départ précédent. Les conjonctions inférieures sont des compressions ou des contractions et les conjonctions supérieures sont plus légères ou des expansions.
Quand Mercure caché a traversé le Soleil, devant la Terre, la race noire a émergé: la lumière et les ténèbres. Les gardiens, chargés d'aider à créer les différentes races, ont caché ce sens. La Sagesse des mages a en fait des pouvoirs magiques. L'un des mages venait de Perse, où ils cultivaient le sol. Les sept signes du Christ sont comme une sorte d'archétype de guérison. Les trois ans ne sont pas vraiment complets, ils sont 2¼ ans. Nous avons sept signes au cours desquels apparaissent les conjonctions inférieures de Vénus cachée avec le Soleil: le Christ avait pris les forces de la lumière des précédentes conjonctions supérieures de Vénus cachées avec le Soleil et les avait manifestées à travers des Signes au cours des conjonctions inférieures. ils ont suivi.
Les sept cycles de Vénus cachés de ces deux ans et demi correspondent aux sept signes donnés par le Christ et qui se trouvent dans l'évangile de saint Jean. À cela, nous avons également uni les sept divisions heptagesimales des planètes, et nous pouvons également voir comment elles sont associées aux jours de la semaine.
Nous pouvons voir Saturne dans le Premier signe, le mariage de Canaan. C’est là que le Christ s’est avancé pour ainsi dire par Jésus; c'était le début du service, par lequel le "je" faisait maintenant du vin à partir de l'eau, maintenant le vin prenait la place.
Le second signe, la guérison du fils du noble de Capharnaüm, a révélé le mystère du soleil. La guérison a eu lieu à la 7e heure, à midi au milieu de l'été.
Le troisième signe était la guérison de l'homme malade pendant 38 ans dans l'étang de Bethesda, révélant le mystère de la lune. Un ange remuait parfois les eaux de la fontaine et celui qui entrait le premier était guéri, mais il n'y avait personne pour aider le malade à entrer dans la fontaine à temps. Le Christ demande au patient s'il veut être guéri, puis lui ordonne de prendre son lit et de rentrer chez lui. La guérison a eu lieu le sabbat en l'an 31 après JC. Le nœud de la lune a un rythme d'environ 38 ans et l'homme est malade depuis 38 ans. Les planètes ne se déplacent pas exactement sur le même plan. Le plan de la Lune est légèrement incliné par rapport à celui de la Terre. Par conséquent, le plan orbital de la Lune croise celui de la Terre en un point ou un noeud descendant et un point ou un noeud ascendant. Ces nœuds tournent autour du plan de la Terre. Un tour complet du noeud de la Lune prend environ 18 ans et 7 mois. Deux tours de nœud lunaire durent 37 ans et 3 mois, et 31 ans entre 38 et 38 années avant l’an 7 av. Des événements majestueux, comme le premier en 7 av. J.-C., annonçant l’incarnation imminente du Christ, lorsqu’il eut une énorme éclipse. Cet homme est tombé malade à ce moment-là, en tant que reflet de la grande chute dans le cosmos (voir Ancienne Lune III). Cet homme ne pouvait pas recevoir le message du soleil et devait attendre 38 ans. Puis vint l'être solaire et guérit le mystère de la lune, avec le soleil qui descend vers elle; C'est-à-dire que le soleil rentre et entre à nouveau dans la lune. En repensant à ces événements, nous pouvons mettre en lumière le sens du Christ. Les étoiles avancent; Le Christ s'est uni à la Terre. Jupiter en Bélier-Kyriotetes; L'Agneau de Dieu De tels événements ne se produisent qu'une fois. Une fois, les forces de Jupiter en Bélier ont été amenées sur Terre; Maintenant, nous pouvons regarder vers la Terre et visualiser en images vives le grand cosmos et le chef spirituel des Kyriotetes. Cela fait référence à l'univers entier.
(1) Saturne / Samedi: Le mariage à Cana.
(2) Dimanche / Dimanche: La guérison du fils du noble de Capharnaüm.
(3) Lune / Lundi: La guérison de l'homme qui était malade de 38 ans.
(4) Mars / mardi (rejoignant le Soleil et la Lune) - L'alimentation du 5000. Mars, qui a été actif au cours de la première moitié de l'évolution de la Terre, devient maintenant le serveur, le Pain. Signe, l'étoile de Hidden Venus pointe efficacement vers l'avenir lointain. Jupiter pointe également vers l'avenir. Nos pensées deviendront la substance du futur Jupiter. Nous allons contempler l'esprit. Vénus cachée sera capable de créer l'Esprit. Mercure (Vénus cachée) arrive à l’endroit où l’alimentation des 5 000 personnes a eu lieu. Et ici, nous pouvons vivre l’expérience vivante de l’alimentation des 5 000 personnes. Dans un avenir lointain, l'humanité pourra faire de plus grands travaux.
(5) Mercure caché / Mercredi: Le Christ marche sur la mer: Mercure est la planète de la paix. Vu de la Terre, Vénus rejoint le Soleil, puis Mercure juste avant de faire une conjonction avec le Soleil, et Jupiter est en Taureau. Quatre heures du matin sur l'horloge. Avant l'aube, les disciples étaient pris au piège des éléments, puis le soleil se levait. Le Christ a calmé la mer avec les forces de Mercure.
(6) Jupiter / jeudi: La guérison de l'aveugle de naissance: ce fut un réveil des forces de Jupiter. Préparation pour le futur jusqu'à la fin des jours. "Je suis la lumière du monde et du cosmos". Le Christ donne sa propre substance - un symbole de la confrontation entre les ténèbres du passé et la lumière du futur.
(7) Vénus caché / vendredi: La résurrection de Lazare - Il y avait une conjonction supérieure en Capricorne / Chèvre: "Je suis la porte" (San Juan, chapitre 10) et une conjonction inférieure, un arc, en Poissons. Dans Vénus cachée, nous avons les mystères, et dans le septième cycle, les mystères sont manifestés dans la résurrection de Lazare (San Juan, chapitre 11).
Conférence traduite par Gracia Muñoz
https://lacocineradematrixvk.wordpress.com/…/cocineramatrix/















dimanche 29 décembre 2019

Cinquième, sixième et septième nuit sainte ...

Cinquième Nuit Sainte - Du 28 au 29 décembre
Constellation du Scorpion/Aigle


La région de Scorpion/Aigle est relié aux êtres supérieurs appelés Exousiai (ou Puissances) dans l'ésotérisme chrétien, et les esprits de la forme dans la science spirituelle. Ils «forment» le «corps» du soleil et ainsi, la lumière est le vêtement qu'ils utilisent pour manifester leur influence dans le monde, tandis que leur essence est la Lumière Spirituelle. Ils sont responsables de tout ce qui a forme autonome sur la terre, par conséquent, ils ont reçu la direction de l'évolution de la terre. Les Exousiaï ou Elohim reçoivent leurs forces de la région du zodiaque appelé Scorpion/Aigle.
Dans la Genèse, les 6 premiers Exousiaï sur le soleil sont appelés « Dieu ». 
« Dieu le Père » se réfère à l'ensemble des six Élohim avec son septième qui est appelé Jéhovah. 
Jehovah est le dieu qui a sacrifié sa demeure sur le soleil pour devenir le régent de la Lune, de façon à être plus proche de l'être humain. 
Grâce à la coopération du cercle entier de 7 Elohim l'être humain était en mesure de recevoir le moi « provisoire » - le souffle de vie. 
Les Elohim accomplirent cet acte parce qu'ils étaient en mesure de se connecter à la sphère de l'Esprit Saint au travers du Dieu Jehovah sur la Lune. 
Le Saint-Esprit réfléchi à son tour a permis la descente du Christ dans le « corps » du soleil.
La double image de Scorpion/Aigle, comme nous l'avons indiqué précédemment, illustre la particularité du Moi.
La Bible nous dit que, lors de la réception du Moi par "Dieu le Père", l'être humain a été exposé à la tentation luciférienne. L'être humain a mangé de la pomme du bien et du mal, ainsi il/elle a développé une conscience du monde matériel et de son soi intérieur et, ce faisant, a également commencé à perdu son lien avec les dieux.
Le scorpion est cet aspect du Moi qui ne cherche que l'obscurité des choses terrestres. Il est la base, l'aspect égoïste en chacun de nous ; l'aspect qui nie la lumière de l'esprit. Sur terre, Judas est un représentant du Scorpion.
L'aigle d'autre part, montant en altitude dans les espaces célestes représente l'être humain idéal, celui qui est « comme le Christ » ' dans lequel la lumière du Christ brille au sein de son Moi - ou l'introduit dans son sang, parce le sang est l'expression physique du Moi. Dans le drame de la vie de Jésus-Christ sur la terre, l'aspect de cette lumière Zodiacale, de l'Aigle, est représentée par Lazare / Jean, l'auteur de l'Evangile et l'Apocalypse.
Cette région du zodiaque est également reliée à la parole de telle manière que seuls les êtres portant un Moi sont en mesure de parler et cela nous amène à la façon dont ce Zodiaque est en lien avec la descente du Christ.
Dans un stade d'évolutif antérieur de la terre (Atlantide), l'être humain dut faire face à une tentation qui était liés à ses sept de ces organes. L'égoïsme introduit dans ses sept organes aurait conduit à la maladie irrémédiablement. Rudolf Steiner nous donne comme indications que des désirs effrénés aurait été le résultat d'une distorsion du langage humain. Ainsi, le langage aurait exprimé uniquement l'expérience subjective intérieure de la douleur ou du plaisir des organes individuels et ne serait pas lié une relation humaine avec le monde extérieur. Si les êtres humains avaient succombé à cette tentation, Ils n'auraient jamais été en mesure d'être créatif au travers la parole.
Afin d'harmoniser ces forces éthériques des organes humains, le Christ a dû sacrifier son corps éthérique sublimé, ou Budhi en descendant dans cette sphère où nos organes reçoivent ce qui les vivifie: la région où réside les archétypes spirituels de notre corps physique, le Soleil comme centre de la sphère planétaire (Devachan inférieur) ou de la sphère des Exusiai, (Devachan inférieur), le lieu de la sauvegarde de notre langue. Encore une fois l'âme Nathanaélique s'incarnant plus tard en Jésus Christ sera le véhicule pour cette sauvegarde. Sur la terre on voit cette manifestation sacrificielle de Christ introduite dans les mystères. Ils ont appelé cette manifestation, Krishna. Dans la Bhagavad Gita, Krishna est celui qui professe la morale, aide à surmonter le tempérament, l'esclavage au caractère éphémère et l'habitude grâce à la puissance d'un Ego qui a pris en lui-même la Parole, la loi, et de dévotion.
Nous voyons cet égard à la parole caractérisé en Évangile de saint Jean (Aigle): «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et Dieu était la Parole." Il était capable d'écrire cela parce qu'il reçu l'enseignement du mystère de la Parole par un initié d'Ephèse alors qu'il était encore enfant. Ensuite, il a été initié par le Christ qui était le «Verbe» incarné dans le corps d'un être humain. Plus tard, Jean se rendit à Ephèse, dans l'ancien centre de mystère qui fut étroitement liée à la parole, afin de christianiser le début de la « Parole ».
À la dernière Cène nous voyons une image de ce que chaque être humain doit accomplir afin d'unir leur moi avec le Christ : ils doivent remplacer le moi inférieur (l'intellect) avec le moi supérieur, qui est, avec le Saint-Esprit, ou Soi Supérieur ( Soi Esprit), tout comme Judas a été remplacé par Jean l'Évangéliste dans le cercle du Christ.
Une réincarnation importante de St Jean le divin fut celui de l'énigmatique Christian Rosencreutz. A l'avenir, Rudolf Steiner nous dit, qu'il aura la tâche de transformer le moi inférieur en un moi supérieur et fera l'objet d'un grand sacrifice pour cela. Il prendra en son karma, le karma de tous ceux qui ne le font pas, de leur propre gré, faisant remonter à la conscience le moi supérieur du Christ.
Alors, quand nous regardons dans la région de Scorpion / Aigle en cette cinquième Nuit, nous pouvons y observer la connexion des Elohim avec le Christ et Krishna (l'âme Nathan) dans les cieux et voir sur la terre l'épée à double tranchant de l'aspect sombre du Scorpion et l'aspect lumière de l'Aigle représenté par Judas et Jean - deux aspects qui vivent côté des âmes à côte à côte en nous-même.
Que l'aigle de Saint-Jean en nous, nous aide à surmonter le Scorpion de Judas et puisse nous unir au Christ à travers la sagesse ésotérique de Christian Rosencreutz!
Merci Adriana Koulias​ et Juan Berthot​ pour ces textes

Constellation du Scorpion/Aigle - Sonorité S sifflant -CH







" L'existence, elle consume l'être,
Dans l'être cependant perdure l'existence.
Dans l'agir s'épuise le devenir,
Dans le devenir persiste l'agir.
Dans l'ordonnance cosmique punitive,
Dans la forme à soi-même répressive,
L'être conserve les êtres."

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner




Sixième Nuit Sainte 29 - 30 Décembre
Sous la constellation de la BALANCE 
- Sergei. O. Prokofieff


La région de la Balance est liée avec la Hiérarchie des Dynamis (Vigueurs - Vertus en Latin d'après Denys aérophagie) ou Esprits du Mouvement. Ce lien réciproque, nous pouvons le ressentir en prenant en considération ce qui, suit. Si nous jetons un regard global sur notre système solaire : sur le Soleil et les planètes tournant autour de lui, alors nous sommes frappés surtout par un fait, reconnu également par la science extérieure, à savoir: toutes les planètes ensemble avec le Soleil, ne forment un tel système stable et clos en. soi, que parce qu'ils se' trouvent constamment dans un mouvement d'équilibre les uns par rapport aux autres. Du point de vue spirituel, les causes d'un tel mouvement relatif d'équilibre de toutes les planètes de notre système solaire, résident justement dans l'activité des Esprits du Mouvement. Car, d'après Rudolf Steiner, ces Esprits ont pour lieu fondamental de leur séjour le Soleil, alors que leurs forces agissent du Soleil vers les planètes, et des planètes sur Terre (Rudolf Steiner GA 136, 13.4.1912), suscitant ainsi le mouvement thesmonique [conforme à la loi (N.d.T)] des différentes planètes, dont la conséquence est la stabilité et l'équilibre de toutes les forces agissant à l'intérieur du système solaire.** Du point de vue de la cognition inspirative , une telle action réciproque de toutes les forces de notre système solaire sous la conduite des Esprits du Mouvement, s'exprime par ce que dans l'Antiquité encore, les pythagoriciens appelaient la musique des sphères: elle est l'expression vivante de cet équilibre mobile qui règne dans notre Cosmos planétaire. Son reflet sur Terre est constitué des propriétés chimiques de la matière, qui sont également basées sur l'équilibre mobile entre les processus de combinaison et de désagrégation dans - le monde physique. Toutefois dans leur rapport envers la Terre, les Esprits du Mouvement accomplissent encore une autre tâche tout à fait particulière : en agissant à partir de la périphérie, à partir des sphères des planètes, ils retiennent et équilibrent les forces des Trônes, s'épanchant à partir du centre de la Terre, dont la conséquence est l'apparition et toute la configuration de la surface terrestre. "Ce qui réellement est ici, c'est une compensation de forces et en même temps un contrat entre les Esprits de la Volonté et les Esprits du Mouvement, qui est conclu de façon telle qu'Il donne les configurations les plus diverses à la Terre." (Rudolf Steiner GA 121, 11.6.1910). Tous les agissements des Esprits du Mouvement, 'venant d'être décrits, ne peuvent s'accomplir que grâce à leur lien avec la région zodiacale de la Balance ! dont les forces spirituelles ont commencé à se manifester a travers les Esprits du Mouvement encore sur l'ancienne Lune. 
Car la fois-là déjà leur tâche fondamentale fut ramenée en équilibre également le rapport correct du Soleil et de la Lune qui se sont séparés l'un de l'autre, dont la position dans le Cosmos à cette époque fut semblable à deux plateaux d'une gigantesque balance, nécessitant leur équilibrage. Dans l'existence animique des êtres de l'ancienne Lune, à partir du vécu de ce déséquilibre, apparut le sentiment d'une tristesse intérieure ; par contre l'équilibre, suscité par les Esprits du Mouvement, apportait la satisfaction et la possibilité de la poursuite du développement (Rudolf Steiner GA 132,21.11.1911).
** Ce qui vient d'être dit n'est pas contraire aux indications de Rudolf Steiner contenues dans la conférence du 10 avril 1912 (Rudolf Steiner GA 136), où il est question des Esprits du Mouvement qui sont davantage liés au mouvement interne des planètes, tandis que le mouvement extérieur des planètes à travers l'espace est provoqué par les Esprits de la Volonté ; quant à l'accord et à l'ordre dans tout le système planétaire, ceux-là sont réalisés par les Chérubins. Cependant tout se clarifie pleinement si l'on prend en considération ce que Rudolf Steiner dit plus loin dans le même cycle: "Séraphins, Chérubins, Trônes, Esprits de la Sagesse, jusque là et pour toutes les planètes prises séparément de notre système planétaire, le résultat pour le regard occulte est tout à fait le même, que vous observiez Mars, Jupiter, Mercure ou Vénus. Vous trouverez partout, lorsque vous envisagez le travail des Séraphins, Chérubins, Trônes, Esprits de la Sagesse, les mêmes résultats. 
Par contre nous ne trouvons plus les mêmes résultats SI nous envisageons, pour les autres planètes de notre système, ce qui provient en tant que mode d'action des Esprits du Mouvement et des Esprit de la Forme...De sorte que nous devons distinguer des Esprits particuliers de la Forme, des Esprits particuliers du Mouvement pour chaque planète, prise une à une, de notre système planétaire." Nous voyons de ces paroles que les Chérubins et les Trônes appellent le mouvement des planètes et l'harmonisent, en partant de ce qui est le même pour toutes les planètes. Les Esprits du Mouvement par contre, ayant leur place fondamentale de séjour sur le Soleil (Rudolf Steiner 13.4.1912), amènent à partir de là les planètes dans un état d'équilibre au regard de ces propriétés et particularités, qui donnent à leur mouvement un caractère davantage individuel, différent pour chaque planète en particulier. On peut également dire que les influences cosmiques plus générales, provenant des Chérubins et des Trônes, s'individualisent dès le début, puis sont à nouveau équilibrées par les Esprits du Mouvement, ce qui a pour résultat que notre système planétaire constitue en soi un. Tout si divers et si varié dans ses parties isolées, et malgré tout parfaitement harmonieux.

Adriana Koulias​, Juan Berthot​, merci pour ces textes



Constellation de la Balance Sonorité S doux, Z

" Les mondes maintiennent les mondes
Dans les êtres se ressent l'être,
Dans l'existence s'enrobe l'existence.
Et l'être suscite les êtres
Pour s'épancher en actions à venir,
Et de l'univers paisiblement jouir.
Ô mondes, portez les mondes . "


Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner

Septième Nuit Sainte

Sous la constellation de La Vierge
Du 30 au 31 décembre






La région de la Vierge est liée avec la Hiérarchie des Kyriotétes ( = seigneurs en Grec - Dominations en latin) ou Esprits de la Sagesse. Déjà dès le tout premier début, l'image de la Vierge céleste, en tant qu'indication de l'essence cosmique de la Sophia divine, de la Sagesse originelle du Monde, nous dévoile son profond lien précisément avec cette Hiérarchie.
Une indication plus détaillée de l'action des forces provenant de la région de la Vierge à travers la Hiérarchie des Kyriotétes au cours du développement de Saturne, du Soleil et de la Lune, nous est donnée par l'imagination de la Vierge-épouse revêtue du Soleil, au douzième chapitre de l'Apocalypse. Dans cette imagination, les douze étoiles autour de la tête parlent de l'activité des Esprits de la Sagesse au temps de l'évolution saturnienne.(**) lorsque ceux-là édifiaient tout de façon telle, "qu'un accord put avoir lieu avec le corps céleste particulier qui se crée là, entre Saturne et tout l'Univers. " (GA 110, 14.4.1909).
Ensuite, l'image du Soleil dont est revêtue la Vierge (Rudolf Steiner parle également de la Vierge donnant naissance au Soleil, 16.9.1907, GA 284) désigne l'activité des Esprits de la Sagesse aux temps de la deuxième incarnation de notre Terre, lorsqu'ils octroyaient à l'humanité, à partir des forces solaires cosmiques, le corps é thérique, la munissant ainsi du principe de vie. A la fin, la Lune aux pieds de la Vierge indique l'activité des Esprits de la Sagesse aux temps de l'évolution de l'ancienne Lune, dont une conséquence fut l'apparition sur Terre de l'argent (GA 136, 14.4.1912), métal témoignant de la victoire remportée sur les forces inférieures lunaires par les forces supérieures solaires. Nous trouvons toutes ces qualités gravées au plus haut degré dans l'image de Marie de l'Evangile selon Luc, qui apparaît comme le reflet terrestre de l'Etre-même de la Sophia céleste. Son lien avec le Cosmos spirituel, sa disposition à donner naissance à "l'âme vivante",(5) à l'enfant Jésus de la lignée nathanéenne de David, destiné à recevoir en lui le Soleil spirituel du Monde, et à la fin, sa pureté et son innocence, exprimées par leur pleine non-participation aux forces inférieures lunaires,- toutes ces qualités, elle les transmit à l'autre Marie, à Marie de l'Evangile selon Matthieu, en s'unissant à elle à partir du monde spirituel au moment du Baptême dans le Jourdain (GA 114, 19.9.1909). Ainsi apparut cette Entité d'épouse-vierge à qui il appartenait de devenir pour toute l'humanité chrétienne la porteuse de la plus haute Vertu humaine. Le modèle cosmique primordial de cette plus haute vertu humaine, nous devons le chercher sur l'ancien Soleil auprès des Hiérarchies des Kyriotétes ou Esprits de la Sagesse, plongés dans la contemplation du grand sacrifice apporté par les Trônes aux Chérubins. Car "par le regard porté sur ces faits sacrificiels, ils furent invités à faire rayonner à partir d'eux-mêmes ce qui est leur propre être: la sagesse rayonnante, s'épanchant à flots, en tant que 'vertu donatrice'." (GA 132, 7.11.1911). Et le représentant de cette "vertu donatrice" au sein de l'humanité est cet être d'épouse-vierge, qui dans le monde entier chrétien est vénéré en l tant que "Mère du Seigneur", en tant que reflet terrestre de la céleste Sophia. Toutefois, afin de devenir son représentant, il lui était nécessaire de recevoir dans son coeur la haute Sagesse sacrificielle, coulant du vécu de la vie terrestre du Christ Jésus,
Sagesse qui, telle une épée, devait lui transpercer le coeur (Luc, 2/35), afin que puisse s'en épancher dans le monde des hommes la plus haute "vertu donatrice".
** Sur le cinquième sceau apocalyptique ne sont représentés que neuf étoiles, ce qui renvoie au processus graduel de formation du cercle du Zodique aux temps de l'ancien Saturne.

Constellation de la Vierge - Sonorité B






" Regarde bien les mondes,ô âme !
Que l'âme perçoive les mondes,
Que l'esprit conçoive les êtres,
Agis par le pouvoir de la Vie,
Sur la volonté ressentie, fonde,
Aie foi dans l'éclosion des mondes.
Ô âme, connais les êtres .

Douze harmonies zodiacales, Steiner