vendredi 1 janvier 2021

Neuvième Nuit Sainte

 

Neuvième Nuit Sainte - Cancer - 1-2 janvier - Les Chérubins ou Esprits des harmonies





La région du Cancer est liée avec la Hiérarchie des Chérubins ou Esprits de l'Harmonie. La figure-même du Cancer est la modification d'un symbole occulte plus ancien s'appelant Tourbillon et exprimant le lien harmonique de deux processus ou cycles, leur passage correct de l'un dans l'autre, harmonieux et correspondant à la Sagesse universelle. "Il existe" dit Rudolf Steiner, "un processus dans le monde supérieur, qui épuise ses effets également dans le monde physique : la rotation du tourbillon. Vous pouvez observer la rotation du tourbillon lorsque vous regardez une nébuleuse, par exemple la nébuleuse d'Orion. Là vous voyez une spirale. Seulement c'est sur le plan physique. Mais vous pouvez le considérer également sur tous les plans. Cela se présente ainsi, qu'un tourbillon s'enroule dans un autre." (GP 96, 2'0.10.1906) Un tel passage d'un processus ou tourbillon dans un autre, afin qu'il se déroule harmonieusement en accord avec la Sagesse universelle, est géré sur tous les plans d'existence par les Chérubins. Car la Sagesse universelle, parvenue seulement vers une harmonie supérieure, "une sagesse qui a été amassée au cours de milliers, de millions d'années du devenir d'Univers, elle rayonne à notre rencontre dans une sublime puissance à partir des entités que nous nommons les Chérubins." (GA 136, 7.4.19l2) Si à présent nous nous tournons directement vers les processus mêmes, régis par les Chérubins selon la loi du tourbillon harmonieux, alors nous devons avant tout y remarquer des processus tels que l'apparition et le passage d'un état planétaire dans un autre. Par exemple l'apparition de l'ancien Saturne à partir de cet état qui dans l'occultisme est décrit en tant que "repos bienheureux dans la durée" (GA 10Q, 19.6. 1908). Ensuite, le passage de Saturne vers le Soleil, etc. En outre les spirales elles-mêmes du tourbillon correspondront aux états de manifestation ou manvantaras, et la rupture entre elles, aux pralayas. Par l'intermédiaire des Hiérarchies inférieures, ces processus se répètent ensuite dans des cycles plus petits : par exemple lors du passage d'une ronde ou d'un globe dans l'autre, etc. Même dans la nature extérieure, nous y observons de semblables processus. La plante apparue en été passe en automne à l'état de graine, qui au cours de l'hiver "meurt" dans le sol, c'est-à-dire traverse une sorte de pralaya microcosmique, afin de parvenir à nouveau vers une nouvelle manifestation au printemps suivant (GA 97, 16.11.1907). Tous ces processus, dans la mesure où ils se déroulent dans la nature extérieure et sur les plans supérieurs d'existence jusqu'aux plus élevés dans la Sagesse harmonieuse, sont régis nommément par les Esprits de l'Harmonie, les Chérubins. Si les Séraphins reçoivent directement leur tâche supérieure de la Divinité même, alors les Chérubins la métamorphosent de façon telle qu'elle puisse donner la première impulsion (à partir du centre du tourbillon, où ses spirales sont entrouvertes) vers une nouvelle manifestation, qui est ensuite menée plus loin et réalisée par les Trônes (GA 110, 14.0.1909). Toutefois les passages en question, d'un état ou cycle en un autre, peuvent porter un caractère plus dramatique. Par exemple dans l'événement qui fut décrit par Rudolf Steiner en tant que refus d'une certaine partie des Chérubins sur l'ancien Soleil à recevoir le sacrifice cosmique qui leur fut apporté par les Trônes. Cet événement a ensuite exercé une influence sur tout le développement ultérieur, donnant naissance dans l'évolution universelle à un tourbillon particulier (GA 132, 10.9.1911). Ensuite, de façon tout à fait différente, l'impulsion du tourbillon agit à l'époque se tenant directement sous le signe du Cancer, lors du passage de l'Atlantide vers l'évolution postatlantéenne. Et à nouveau de façon toute autre, cette impulsion se manifeste au moment de l'entrée du Christ dans Jérusalem, décrite au chapitre 21 de l'Évangile selon Matthieu (GA 123, 11.9.1910), où se découvre devant nous l'image de l'entrée de l'Être du Christ dans tout le développement historico-culturel de l'humanité, provoquant un tourbillon parfaitement nouveau.(18) Dans tous les événements qui ont été énumérés, agissent également, bien que d'une façon très diversifiée, les forces provenant de la sphère des Chérubins, se modifiant dans la région cosmique du Cancer, et appelant l'impulsion du tourbillon, favorisant le passage de toute l'évolution d'un cycle à l'autre. – En liaison avec le signe du Cancer et l'activité des Chérubins, il est nécessaire de faire remarquer encore deux faits. Premièrement, c'est un fait extrêmement important que ce soient les Chérubins précisément qui sont ces Esprits parmi les Hiérarchies supérieures qui, au cours de la période de l'ancien Soleil, créent tout le cercle du Zodiaque sous une forme approchant celle sous laquelle il existe jusqu'à nos jours. Il est vrai que le cercle du Zodiaque a existé déjà sur l'ancien Saturne, mais à cette époque, d'après Rudolf Steiner, ses "images" n'ont pas encore "existé de façon aussi dense, aussi compacte que pendant l'existence du Soleil" (GA 110, 17.Q.1909). C'est pourquoi "ce que l'on nomme aujourd'hui de façon si matérielle le Zodiaque... remonte à la ronde des Chérubins qui agissent vers le bas, à partir de l'entour universel, sur l'ancien Soleil, lequel rayonnait vers le dehors, dans cet univers, sa force en tant que force lumineuse." (GA 110, 13.V.1909). En d'autres mots : les Chérubins créent autour de l'ancien Soleil une sorte d'enveloppe protectrice, embrassant tout le cercle zodiacal présent, et liée en particulier avec la région cosmique du Cancer. Ce que nous avons relaté est confirmé par la forme-même du Cancer, se tenant au point supérieur du cercle zodiacal, qui semble embrasser une certaine sphère et la fermer à l'égard du monde extérieur. Le pôle opposé au Cancer est la région du Capricorne à partir de laquelle agissent les forces des Archanges, et cette polarité forme toute l'existence de l'ancien Soleil (d'après Rudolf Steiner, les Esprits hiérarchiques ayant pris directement part au développement de l'ancien Soleil, appartenaient aux rangs spirituels allant des Chérubins aux Archanges) (GA 132, 7.11. 1911). En outre, le signe du Cancer est lié dans l'organisme humain à la cage thoracique, dont les premiers germes furent pour la première fois formés sur l'ancien Saturne. Plus tard, sur l'ancien Soleil, lorsque s'est formé de façon définitive le Zodiaque dodécadique (il n'était pas encore dodécadique sur l'ancien Saturne), et qu'apparut également le premier germe du futur coeur, alors, sous l'influence des forces du Cancer, l'édification de la cage thoracique humaine devint le reflet du grand tout macrocosmique : Au centre le coeur – le Soleil,(19) enfermé dans l'enveloppe de la cage thoracique consistant en douze paires de côtes, en tant que reflet du cercle dodécadique du Zodiaque, créé au temps de l'ancien Soleil par les Chérubins, avec la participation particulière des forces provenant de la région Cosmique du Cancer. – Un deuxième fait sur lequel il est nécessaire de porter son attention dans le lien examiné, est celui de la naissance de jean-Baptiste sous le signe du Cancer. Si le signe du Verseau nous montre davantage un certain Etre angélique agissant directement à travers lui, alors le lien de Jean-Baptiste avec la région du Cancer nous caractérise d'un côté tout particulier son individualité et sa mission, en tant que précurseur et préparateur des chemins terrestres pour le Christ Jésus, et cela nommément en liaison avec la Hiérarchie des Chérubins. Car c'est précisément cette Hiérarchie qui joue un rôle tout particulier dans sa destinée. Il est connu par les communications de Rudolf Steiner que dans la figure de jean-Baptiste ou Elie, nous avons affaire à une ancienne individualité de l'humanité, en un certain sens à l'individualité d'Adam lui-même (GP l lV, 19.9.1909). D'un autre côté, nous reconnaissons par l'histoire biblique du péché originel qu'après l'expulsion d'Adam du paradis, le Seigneur a placé à son entrée "les Chérubins qui agitent une épée flamboyante" (Genèse, 3/2Q), ce qui eut pour résultat que l'humanité devint coupée de cette sphère macrocosmique du Dieu le Père, qui s'étend derrière le Zodiaque, à partir de laquelle le Christ descendit autrefois sur le Soleil.(20) Ce vécu des Chérubins à l'épée de feu, ne laissant plus l'homme entrer dans cette région supérieure, a poursuivi sa vie, en tant que puissante impulsion animique, à travers toutes les incarnations suivantes de cette individualité jusqu'à jean-Baptiste, se transformant progressivement en cette aptitude purement intérieure, qui à présent nous est connue en tant que voix de la conscience, et qui, en accord avec les investigations spirituelles de Rudolf Steiner, provient précisément de la Hiérarchie des Chérubins. Qu'est donc la voix de la conscience ? Elle n'est rien d'autre que l'aptitude de la compréhension de l'événement du Christ, apparaissant dans l'humanité simultanément avec cet événement : "Nous voyons ainsi comment apparaît sur Terre, là-bas en Orient, l'amour, là en Occident, la conscience morale. Ce sont deux choses qui vont ensemble : comment apparaît en Orient le Christ, comrnent s'éveille en Occident la conscience morale, pour recevoir le Christ en tant que conscience morale. Dans cette création simultanée du fait de l'événement du Christ et de la compréhension de l'événement du Christ... nous y voyons régner une sagesse infinie contenue dans l'évolution." (GA 116, 2.5.1910) Ainsi l'impulsion de la conscience morale apparaît au début en Occident. Aux environs de l'an 500 avant la naissance du Christ, elle pénètre en Grèce (GA 116, 2.5.1910), puis, au Tournant des âges à travers jean-Baptiste, en Palestine, pour y rencontrer, dans sa personne, pour la première fois le Christ.(21) La conscience morale, dit Rudolf Steiner, c'est "le Moi-sentiment qui hisse l'homme de l'inférieur au supérieur, qui parle dans l'âme sensitive déjà comme une voix de Dieu tout comme d'ordinaire seuls les pulsions, les désirs et les passions parlent dans l'âme sensitive –, et y parle avec une poussée à faire ce qui est juste, pour se hisser vers le Moi supérieur." (GA ll6, 2.5.1910). Toute âme non purifiée se vide par ses passions et convoitises, elle devient par elles un désert stérile, mais de ce désert peut résonner la voix de Dieu, la voix de la conscience, annonçant que s'approche le "Seigneur" de l'âme, "Kyrios : le Moi" (GA 12V, 6.12.1910).(22) Ainsi la Sagesse de la conduite universelle même a voulu que jean-Baptiste fût le premier à rencontrer le Christ sur Terre, afin de Le reconnaître à partir des forces de sa conscience morale, et de Le désigner à toute l'humanité. Et jean l'accomplit, désignant le Christ comme l'Agneau de Dieu (jean, l/36), témoignant de cette façon de Sa provenance cosmique, de Son lien avec les mondes stellaires, avec la sphère du Zodiaque apparue sur l'ancien Saturne grâce à l'activité des Chérubins. Et c'est cette "imagination inspirée" (GA 210, 28.7.1922) que suscite en lui précisément l'impulsion de la conscience morale, imagination s'élevant dans ses sources vers cette même Hiérarchie.

En conclusion à ce qui a été dit, on peut encore ajouter ce qui suit. Comme nous le savons des conférences de Rudolf Steiner, l'entité spirituelle d'Elie/jean-Baptiste devient après sa mort l'âme de groupe des apôtres, formant ainsi autour du Christ Jésus cette atmosphère de délicatesse, pleine de protection et de défense, dans laquelle Il peut de la meilleure façon accomplir ses faits (GA 139, 20.9.1912). Si à présent nous ne craignons pas une comparaison résonnant de façon quelque peu paradoxale, alors on peut dire que cette action protectrice de l'entité suprasensible d'Elle/jean fut semblable au rôle que réalise dans l'organisme humain la cage thoracique par rapport au coeur en tant que Soleil intérieur de son organisation physique.

SÉRAPHINS

Leur nom signifie : lumière et chaleur. Il vient de saraph : brûler, ardeur. Ils sont l'ardeur pure – les Esprits de l'amour universel. Ils assurent le lien d'un système cosmique à l'autre. Unis de plus près à la divine Trinité, ils sont, parmi toutes 'les Hiérarchies, ceux qui tirent d'elle pour ainsi dire les buts qui vont présider à lu création de chacun de ces systèmes cosmiques. L'homme sur terre ne peut les deviner que lorsqu'au sein d'une chaude nuée d'orage il voit éclater le « feu de Dieu. Nous n'irons pas plus loin, laissant d'un côté la question des trois « Logoï », et à l'autre bout de l'échelle les êtres élémentaires, dont k présent cycle ne parle que par incidence. Nous voici au terme de la symphonie hiérarchique. Il nous semble n'avoir rien dit. Car il ne suffit pas d'énumérer des caractères ou de mentionner des noms. Les noms donnent certes des indications sur les natures spirituelles qu'ils désignent. Mais ce n'est pas une nomenclature qui ouvrira seule la compréhension des Hiérarchies. On ne s'approche d'elles que par une certaine manière de penser et d'être, celle qu'on acquiert au cours d'études approfondies de science spirituelle et par le travail sur soi-même. Car tout être humain est l'œuvre et l'enfant des Hiérarchies. Notre nature entière, depuis la moelle des os jusqu'aux pensées les plus sublimes qui nous traversent, est née de leurs dons. Les forces dont elles nous pénètrent et qu'elles échangent à travers nous ont provoqué l'apparition de tout ce qui nous constitue. Répandues à travers l'univers qu'elles animent, elles se concentrent dans l'être humain comme en un point de convergence ; elles se rencontrent en l'homme – leur organe commun d'expression. Et l'homme est appelé à faire de cette rencontre le seul foyer de conscience où l'univers spirituel se réfléchisse. Il avance vers ce but à mesure qu'il acquiert progressivement la conscience et la maîtrise de ce qui fut déposé gratuitement par les Dieux en son corps, son âme et son esprit. Un jour, il fondra ces dons précieux en une seule et même création qui deviendra son œuvre au sein du cosmos. L'amour universel, avec lequel u commencé la manifestation divine, s'exprimera en lui, mais doué d'un caractère nouveau : l'amour dans la liberté consciente. Ce jour-là, l'homme parachèvera et justifiera la création des neuf Hiérarchies qui l'ont précédé sur la route vers Dieu.

Paris, 20 avril 1945. S. Rihouët-Coroze.

Cancer Sonorité F



" Toi, calme et lumineux rayon,

Engendre la chaleur de la vie,

Echauffe la vie de l'âme,

Pour que d'elle même avec force elle s'imprègne,

Pour que d'esprit elle-même se pénètre,

Exhalant sa calme lumière.

Toi, lumineux rayon, sois fort ! "

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner 

Huitième Nuits Sainte

 

Huitième Nuit Sainte - 31 décembre - 1er Janvier - Constellation du Lion - Sergei. O. Prokofieff




La région du Lion est liée avec la Hiérarchie des Trônes ou Esprits de la Volonté. Avant d'arriver à l'examen de ce lien réciproque, il est nécessaire de faire remarquer qu'en commençant par la région zodiacale de la Balance, on a un certain décalage dans son rapport aux Hiérarchies correspondantes.
Cela est lié au fait que les forces, qui dans un cycle d'évolution apparaissent de façon plutôt extérieure, agissent dans le cycle suivant comme les forces intérieures de certains êtres. Ainsi les Esprits du Mouvement sont de par leur essence les régents de l'ancienne Lune. Cependant à cette époque, ils préparent déjà activement le développement de la Terre actuelle en tant que planète, sur laquelle la Sagesse de l'ancienne Lune doit devenir "mobile", créatrice en l'intérieur des êtres humains peuplant la Terre. C'est pourquoi leur symbole (la Balance) appartient au fond à la Terre, et non à la Lune. Car parmi tous les signes du Zodiaque, seule la Balance est un "objet inanimé", créé par la Sagesse créatrice de l'homme. Ainsi elle nous renvoie au fait que sous la conduite des Esprits du Mouvement, la "sagesse du monde extérieur", provenant de l'ancienne Lune, "devient sagesse intérieure dans l'homme [c'est-à-dire une sagesse mobile, créatrice]" (GA* 13), afin de se métamorphoser peu à peu, en ayant imprégné son Moi dont les Esprits de la Forme lui ont fait don sur Terre, en les forces d'Amour sous la conduite de ces Esprits. - Un tel déplacement, nous le trouvons également en liaison avec le signe de la Vierge. Les Esprits de la Sagesse liés avec la région de la Vierge sont les régents de l'ancien Soleil. Toutefois ce qu'ils accomplissent au sens spirituel en ce temps, trouve son expression extérieure seulement sur la Lune, qui la fois-là, sous l'influence des Esprits du Mouvement, devient la planète de la Sagesse (à la différence de la Terre sur laquelle doit naître l'Amour) (GA* 102, 24.3.1908).
C'est pourquoi leur symbole se révèle être lunaire par excellence, la Vierge, qui porte les forces solaires seulement de façon secrète en son intérieur. A la fin, les Esprits de la Volonté, les Trônes, sont en premier lieu les régents de l'ancien Saturne, qui apparut grâce à un sacrifice cosmique supérieur, apporté à cette époque par les Trônes aux Chérubins. Ces forces de sacrifice devinrent ensuite sur l'ancien Soleil les forces intérieures d'éveil pour toute l'évolution solaire. Pour cette raison, aux Trônes, dans le cercle du Zodiaque, se révèle tout particulièrement lié le signe solaire du Lion. Une expression plus élevée de cette position de sacrifice, issue de l'élément intérieur, fut sur l'ancien Soleil l'acte sacrificiel de l'Etre du Christ, décrit par Rudolf Steiner dans la dernière conférence du cycle "L'homme à la lumière de l'occultisme, Théosophie et Philosophie" (GA* 137). Cependant dans l'image-même du Lion, est également contenu le renvoi aux qualités intérieures parfaitement précises, propres dans le Macrocosme précisément aux Esprits de la Volonté. Empruntée à l'Antiquité, l'image du lion fut toujours prise en tant qu'image de la dignité royale supérieure.
Ce n'est pas pour rien que le trône du roi Salomon fut encore orné de deux et douze lions en or (Rois I, 10/18-20). Car nous avons dans la figure du Lion le passage de la Volonté sacrificielle vers les forces cordiales de courage, vers la disposition à réaliser au-dehors les prescriptions de la Volonté supérieure, en partant des forces de son intérieur. Cette union du sacrifice (de la volonté) et du courage, nous la trouvons ensuite justement dans ces paroles, par lesquelles Rudolf Steiner caractérise l'imagination du don sacrificiel des Trônes aux Chérubins sur l'ancien Saturne: "Les Trônes dans cette disposition au sacrifice, dont à la base se trouve la vigueur, le courage, comme s'ils étaient agenouillés devant les Chérubins en faisant parvenir vers eux l'offrande ... " (GA* 132,31.10.1911).(**) On a montré plus haut, en liaison avec la description de la région de la Balance dans son rapport aux Esprits du Mouvement, leur action équilibrante en rapport avec les rayonnements des Esprits de la Volonté à partir du centre de la Terre; Ces rayonnements que Rudolf Steiner définit comme "effets des Trônes" (GA* 121, 11.6.1910), on peut les pressentir par l'image du puissant Lion sortant d'un antre de montagne, armé de sa force active et de sa dignité royale. Les forces de courage intérieur, coulant de la région zodiacale du Lion, peuvent en particulier aider l'homme à trouver un rapport correct envers toutes les épreuves que lui envoie son destin, c'est-à-dire à se placer dans un rapport correct envers son propre karma, à apprendre à le porter et à l'élaborer consciemment. (***) Un tel travail à son tour peut amener l'homme vers un rapport plus conscient envers la Hiérarchie des Trônes. Car ce que cette Hiérarchie a autrefois accompli sur l'ancien Saturne, ces "lois de l'ancien Saturne", elles continuent sous une forme pleinement métamorphosée à vivre même à notre époque, s'exprimant dans la thesmonité du destin individuel humain (GA* 161, 10.1.1915). Dans le cycle de l'année, le temps placé sous le signe du Lion va de fin juin à début août. En août, la force de la lumière solaire commence peu à peu à diminuer, en contrepartie son action calorique devient plus grande. Cette époque la plus chaude de l'année garde en elle comme une dernière et faible résonance du souvenir naturel de l'état de l'ancien Saturne, de l'épanchement sacrificiel de la substance chaleur par les Esprits de la Volonté (par les Trônes).
* GA - Oeuvres complètes de Rudolf Steiner numérotés de 1 à 354
**. En décrivant les temps les plus reculés de Saturne et les Esprits de la Volonté qui y agissaient, Rudolf Steiner les caractérise de la façon suivante: " Ces Esprits de la Volonté, nous apprenons justement à les connaître de la façon suivante, lorsque cela devient pour nous une véritable nature d'objets, on pourrait dire: une mer houleuse de courage... Ce n'est pas seulement une sorte de mer indifférente, indifférenciée ; mais toutes les possibilités et différenciations de ce que l'on peut désigner par le sentiment de courage viennent à notre rencontre. Il est tout à fait étrange lorsque l'on dit rencontrer des êtres qui sont tout autant réels que l'homme fait de chair, et qui ne sont pas de chair mais de courage... C'est en tant que de telles entités que nous rencontrons les Esprits de la Volonté ; et en un premier temps, nous ne désignons en tant que 'Existence de Saturne' que ce que présentent les Esprits de la Volonté qui consistent en courage, en rien d'autre...de tous les côtés on trouve toujours les Esprits du Courage ou de la Volonté." (GA* 132,31.10.1911) Par conséquent l'ancien Saturne est apparu d'une sorte de mer de courage (le courage est l'attribut principal du lion). Puis au cours de son développement à partir du sacrifice igné des Trônes, se sont formées des formes ovoïdes. - la première forme du corps physique de l'homme -, dont l'apparition fut liée, d'après les paroles de Rudolf Steiner, à l'activité des Trônes, provenant du signe du Lion. A la fin, la fusion de toutes les formes ovoïdes caloriques en un tout à la fin du développement de l'ancien Saturne advient également sous l'influence des forces du Lion (GA* 110, 17.4.1909). Ainsi, au cours de Saturne c'est trois fois qu'agissent les Trônes à partir de la constellation du' Lion : au début au milieu et à la fin, embrassant et déterminant de cette façon toute son existence.
***. cf. K.L. Althoff, "Das Vaterunser", ch. "Die Zwölf in der Zwölf", partie 7. (Urachhaus, 1978).

8ème Nuit Constellation du Lion - Sonorité T -D




"Pénètre de ta gloire sensible
L'essence du monde réalisée,
Les substances devenant sensitives,
Prenant la décision d'exister.
Dans le brillant de la vie déferlante,
Dans les douleurs d'enfantement régnantes,
En ta grandeur sensible, montre-toi ! "

Douze harmonies zodiacales, Steiner 




Septième Nuit Sainte

 

Septième Nuit Sainte - Vierge - Du 30 au 31 décembre




La région de la Vierge est liée avec la Hiérarchie des Kyriotétes ( = seigneurs en Grec - Dominations en latin) ou Esprits de la Sagesse. Déjà dès le tout premier début, l'image de la Vierge céleste, en tant qu'indication de l'essence cosmique de la Sophia divine, de la Sagesse originelle du Monde, nous dévoile son profond lien précisément avec cette Hiérarchie.
Une indication plus détaillée de l'action des forces provenant de la région de la Vierge à travers la Hiérarchie des Kyriotétes au cours du développement de Saturne, du Soleil et de la Lune, nous est donnée par l'imagination de la Vierge-épouse revêtue du Soleil, au douzième chapitre de l'Apocalypse. Dans cette imagination, les douze étoiles autour de la tête parlent de l'activité des Esprits de la Sagesse au temps de l'évolution saturnienne.(**) lorsque ceux-là édifiaient tout de façon telle, "qu'un accord put avoir lieu avec le corps céleste particulier qui se crée là, entre Saturne et tout l'Univers. " (GA 110, 14.4.1909).
Ensuite, l'image du Soleil dont est revêtue la Vierge (Rudolf Steiner parle également de la Vierge donnant naissance au Soleil, 16.9.1907, GA 284) désigne l'activité des Esprits de la Sagesse aux temps de la deuxième incarnation de notre Terre, lorsqu'ils octroyaient à l'humanité, à partir des forces solaires cosmiques, le corps é thérique, la munissant ainsi du principe de vie. A la fin, la Lune aux pieds de la Vierge indique l'activité des Esprits de la Sagesse aux temps de l'évolution de l'ancienne Lune, dont une conséquence fut l'apparition sur Terre de l'argent (GA 136, 14.4.1912), métal témoignant de la victoire remportée sur les forces inférieures lunaires par les forces supérieures solaires. Nous trouvons toutes ces qualités gravées au plus haut degré dans l'image de Marie de l'Evangile selon Luc, qui apparaît comme le reflet terrestre de l'Etre-même de la Sophia céleste. Son lien avec le Cosmos spirituel, sa disposition à donner naissance à "l'âme vivante",(5) à l'enfant Jésus de la lignée nathanéenne de David, destiné à recevoir en lui le Soleil spirituel du Monde, et à la fin, sa pureté et son innocence, exprimées par leur pleine non-participation aux forces inférieures lunaires,- toutes ces qualités, elle les transmit à l'autre Marie, à Marie de l'Evangile selon Matthieu, en s'unissant à elle à partir du monde spirituel au moment du Baptême dans le Jourdain (GA 114, 19.9.1909). Ainsi apparut cette Entité d'épouse-vierge à qui il appartenait de devenir pour toute l'humanité chrétienne la porteuse de la plus haute Vertu humaine. Le modèle cosmique primordial de cette plus haute vertu humaine, nous devons le chercher sur l'ancien Soleil auprès des Hiérarchies des Kyriotétes ou Esprits de la Sagesse, plongés dans la contemplation du grand sacrifice apporté par les Trônes aux Chérubins. Car "par le regard porté sur ces faits sacrificiels, ils furent invités à faire rayonner à partir d'eux-mêmes ce qui est leur propre être: la sagesse rayonnante, s'épanchant à flots, en tant que 'vertu donatrice'." (GA 132, 7.11.1911). Et le représentant de cette "vertu donatrice" au sein de l'humanité est cet être d'épouse-vierge, qui dans le monde entier chrétien est vénéré en l tant que "Mère du Seigneur", en tant que reflet terrestre de la céleste Sophia. Toutefois, afin de devenir son représentant, il lui était nécessaire de recevoir dans son coeur la haute Sagesse sacrificielle, coulant du vécu de la vie terrestre du Christ Jésus,
Sagesse qui, telle une épée, devait lui transpercer le coeur (Luc, 2/35), afin que puisse s'en épancher dans le monde des hommes la plus haute "vertu donatrice".
** Sur le cinquième sceau apocalyptique ne sont représentés que neuf étoiles, ce qui renvoie au processus graduel de formation du cercle du Zodiaque aux temps de l'ancien Saturne.

Constellation de la Vierge - Sonorité B




" Regarde bien les mondes,ô âme !
Que l'âme perçoive les mondes,
Que l'esprit conçoive les êtres,
Agis par le pouvoir de la Vie,
Sur la volonté ressentie, fonde,
Aie foi dans l'éclosion des mondes.
Ô âme, connais les êtres .

Douze harmonies zodiacales, Steiner 


mardi 29 décembre 2020

Sixième Nuit Sainte

 

 

Sixième Nuit Sainte 29 - 30 Décembre -  BALANCE




La région de la Balance est liée avec la Hiérarchie des Dynamis (Vigueurs - Vertus en Latin d'après Denys aérophagie) ou Esprits du Mouvement. Ce lien réciproque, nous pouvons le ressentir en prenant en considération ce qui, suit. Si nous jetons un regard global sur notre système solaire : sur le Soleil et les planètes tournant autour de lui, alors nous sommes frappés surtout par un fait, reconnu également par la science extérieure, à savoir: toutes les planètes ensemble avec le Soleil, ne forment un tel système stable et clos en. soi, que parce qu'ils se' trouvent constamment dans un mouvement d'équilibre les uns par rapport aux autres. Du point de vue spirituel, les causes d'un tel mouvement relatif d'équilibre de toutes les planètes de notre système solaire, résident justement dans l'activité des Esprits du Mouvement. Car, d'après Rudolf Steiner, ces Esprits ont pour lieu fondamental de leur séjour le Soleil, alors que leurs forces agissent du Soleil vers les planètes, et des planètes sur Terre (Rudolf Steiner GA 136, 13.4.1912), suscitant ainsi le mouvement thesmonique [conforme à la loi (N.d.T)] des différentes planètes, dont la conséquence est la stabilité et l'équilibre de toutes les forces agissant à l'intérieur du système solaire.** Du point de vue de la cognition inspirative , une telle action réciproque de toutes les forces de notre système solaire sous la conduite des Esprits du Mouvement, s'exprime par ce que dans l'Antiquité encore, les pythagoriciens appelaient la musique des sphères: elle est l'expression vivante de cet équilibre mobile qui règne dans notre Cosmos planétaire. Son reflet sur Terre est constitué des propriétés chimiques de la matière, qui sont également basées sur l'équilibre mobile entre les processus de combinaison et de désagrégation dans - le monde physique. Toutefois dans leur rapport envers la Terre, les Esprits du Mouvement accomplissent encore une autre tâche tout à fait particulière : en agissant à partir de la périphérie, à partir des sphères des planètes, ils retiennent et équilibrent les forces des Trônes, s'épanchant à partir du centre de la Terre, dont la conséquence est l'apparition et toute la configuration de la surface terrestre. "Ce qui réellement est ici, c'est une compensation de forces et en même temps un contrat entre les Esprits de la Volonté et les Esprits du Mouvement, qui est conclu de façon telle qu'Il donne les configurations les plus diverses à la Terre." (Rudolf Steiner GA 121, 11.6.1910). Tous les agissements des Esprits du Mouvement, 'venant d'être décrits, ne peuvent s'accomplir que grâce à leur lien avec la région zodiacale de la Balance ! dont les forces spirituelles ont commencé à se manifester a travers les Esprits du Mouvement encore sur l'ancienne Lune.

Car la fois-là déjà leur tâche fondamentale fut ramenée en équilibre également le rapport correct du Soleil et de la Lune qui se sont séparés l'un de l'autre, dont la position dans le Cosmos à cette époque fut semblable à deux plateaux d'une gigantesque balance, nécessitant leur équilibrage. Dans l'existence animique des êtres de l'ancienne Lune, à partir du vécu de ce déséquilibre, apparut le sentiment d'une tristesse intérieure ; par contre l'équilibre, suscité par les Esprits du Mouvement, apportait la satisfaction et la possibilité de la poursuite du développement (Rudolf Steiner GA 132,21.11.1911).
** Ce qui vient d'être dit n'est pas contraire aux indications de Rudolf Steiner contenues dans 
la conférence du 10 avril 1912 (Rudolf Steiner GA 136), où il est question des Esprits du 
Mouvement qui sont davantage liés au mouvement interne des planètes, tandis que le 
mouvement extérieur des planètes à travers l'espace est provoqué par les Esprits de la Volonté ; 
quant à l'accord et à l'ordre dans tout le système planétaire, ceux-là sont réalisés par les 
Chérubins. Cependant tout se clarifie pleinement si l'on prend en considération ce que Rudolf 
Steiner dit plus loin dans le même cycle: "Séraphins, Chérubins, Trônes, Esprits de la Sagesse, 
jusque là et pour toutes les planètes prises séparément de notre système planétaire, le résultat 
pour le regard occulte est tout à fait le même, que vous observiez Mars, Jupiter, Mercure ou 
Vénus. Vous trouverez partout, lorsque vous envisagez le travail des Séraphins, Chérubins, Trônes, 
Esprits de la Sagesse, les mêmes résultats.

Par contre nous ne trouvons plus les mêmes résultats SI nous envisageons, pour les autres planètes de notre système, ce qui provient en tant que mode d'action des Esprits du Mouvement et des Esprit de la Forme...De sorte que nous devons distinguer des Esprits particuliers de la Forme, des Esprits particuliers du Mouvement pour chaque planète, prise une à une, de notre système planétaire." Nous voyons de ces paroles que les Chérubins et les Trônes appellent le mouvement des planètes et l'harmonisent, en partant de ce qui est le même pour toutes les planètes. Les Esprits du Mouvement par contre, ayant leur place fondamentale de séjour sur le Soleil (Rudolf Steiner 13.4.1912), amènent à partir de là les planètes dans un état d'équilibre au regard de ces propriétés et particularités, qui donnent à leur mouvement un caractère davantage individuel, différent pour chaque planète en particulier. On peut également dire que les influences cosmiques plus générales, provenant des Chérubins et des Trônes, s'individualisent dès le début, puis sont à nouveau équilibrées par les Esprits du Mouvement, ce qui a pour résultat que notre système planétaire constitue en soi un. Tout si divers et si varié dans ses parties isolées, et malgré tout parfaitement harmonieux.


Adriana Koulias, Juan Berthot, merci pour ces textes

Constellation de la Balance Sonorité S doux, Z



" Les mondes maintiennent les mondes
Dans les êtres se ressent l'être,
Dans l'existence s'enrobe l'existence.
Et l'être suscite les êtres
Pour s'épancher en actions à venir,
Et de l'univers paisiblement jouir.
Ô mondes, portez les mondes 

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner


lundi 28 décembre 2020

Cinquième Nuit Sainte

 

Cinquième Nuit Sainte - Du 28 au 29 décembre -  Scorpion/Aigle



La région de Scorpion/Aigle est relié aux êtres supérieurs appelés Exousiai (ou Puissances) dans l'ésotérisme chrétien, et les esprits de la forme dans la science spirituelle. Ils «forment» le «corps» du soleil et ainsi, la lumière est le vêtement qu'ils utilisent pour manifester leur influence dans le monde, tandis que leur essence est la Lumière Spirituelle. Ils sont responsables de tout ce qui a forme autonome sur la terre, par conséquent, ils ont reçu la direction de l'évolution de la terre. Les Exousiaï ou Elohim reçoivent leurs forces de la région du zodiaque appelé Scorpion/Aigle.
Dans la Genèse, les 6 premiers Exousiaï sur le soleil sont appelés « Dieu ».
« Dieu le Père » se réfère à l'ensemble des six Élohim avec son septième qui est appelé Jéhovah.
Jehovah est le dieu qui a sacrifié sa demeure sur le soleil pour devenir le régent de la Lune, de façon à être plus proche de l'être humain.
Grâce à la coopération du cercle entier de 7 Elohim l'être humain était en mesure de recevoir le moi « provisoire » - le souffle de vie.
Les Elohim accomplirent cet acte parce qu'ils étaient en mesure de se connecter à la sphère de l'Esprit Saint au travers du Dieu Jehovah sur la Lune.
Le Saint-Esprit réfléchi à son tour a permis la descente du Christ dans le « corps » du soleil.
La double image de Scorpion/Aigle, comme nous l'avons indiqué précédemment, illustre la particularité du Moi.
La Bible nous dit que, lors de la réception du Moi par "Dieu le Père", l'être humain a été exposé à la tentation luciférienne. L'être humain a mangé de la pomme du bien et du mal, ainsi il/elle a développé une conscience du monde matériel et de son soi intérieur et, ce faisant, a également commencé à perdu son lien avec les dieux.
Le scorpion est cet aspect du Moi qui ne cherche que l'obscurité des choses terrestres. Il est la base, l'aspect égoïste en chacun de nous ; l'aspect qui nie la lumière de l'esprit. Sur terre, Judas est un représentant du Scorpion.
L'aigle d'autre part, montant en altitude dans les espaces célestes représente l'être humain idéal, celui qui est « comme le Christ » ' dans lequel la lumière du Christ brille au sein de son Moi - ou l'introduit dans son sang, parce le sang est l'expression physique du Moi. Dans le drame de la vie de Jésus-Christ sur la terre, l'aspect de cette lumière Zodiacale, de l'Aigle, est représentée par Lazare / Jean, l'auteur de l'Evangile et l'Apocalypse.
Cette région du zodiaque est également reliée à la parole de telle manière que seuls les êtres portant un Moi sont en mesure de parler et cela nous amène à la façon dont ce Zodiaque est en lien avec la descente du Christ.
Dans un stade d'évolutif antérieur de la terre (Atlantide), l'être humain dut faire face à une tentation qui était liés à ses sept de ces organes. L'égoïsme introduit dans ses sept organes aurait conduit à la maladie irrémédiablement. Rudolf Steiner nous donne comme indications que des désirs effrénés aurait été le résultat d'une distorsion du langage humain. Ainsi, le langage aurait exprimé uniquement l'expérience subjective intérieure de la douleur ou du plaisir des organes individuels et ne serait pas lié une relation humaine avec le monde extérieur. Si les êtres humains avaient succombé à cette tentation, Ils n'auraient jamais été en mesure d'être créatif au travers la parole.
Afin d'harmoniser ces forces éthériques des organes humains, le Christ a dû sacrifier son corps éthérique sublimé, ou Budhi en descendant dans cette sphère où nos organes reçoivent ce qui les vivifie: la région où réside les archétypes spirituels de notre corps physique, le Soleil comme centre de la sphère planétaire (Devachan inférieur) ou de la sphère des Exusiai, (Devachan inférieur), le lieu de la sauvegarde de notre langue. Encore une fois l'âme Nathanaélique s'incarnant plus tard en Jésus Christ sera le véhicule pour cette sauvegarde. Sur la terre on voit cette manifestation sacrificielle de Christ introduite dans les mystères. Ils ont appelé cette manifestation, Krishna. Dans la Bhagavad Gita, Krishna est celui qui professe la morale, aide à surmonter le tempérament, l'esclavage au caractère éphémère et l'habitude grâce à la puissance d'un Ego qui a pris en lui-même la Parole, la loi, et de dévotion.
Nous voyons cet égard à la parole caractérisé en Évangile de saint Jean (Aigle): «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et Dieu était la Parole." Il était capable d'écrire cela parce qu'il reçu l'enseignement du mystère de la Parole par un initié d'Ephèse alors qu'il était encore enfant. Ensuite, il a été initié par le Christ qui était le «Verbe» incarné dans le corps d'un être humain. Plus tard, Jean se rendit à Ephèse, dans l'ancien centre de mystère qui fut étroitement liée à la parole, afin de christianiser le début de la « Parole ».
À la dernière Cène nous voyons une image de ce que chaque être humain doit accomplir afin d'unir leur moi avec le Christ : ils doivent remplacer le moi inférieur (l'intellect) avec le moi supérieur, qui est, avec le Saint-Esprit, ou Soi Supérieur ( Soi Esprit), tout comme Judas a été remplacé par Jean l'Évangéliste dans le cercle du Christ.
Une réincarnation importante de St Jean le divin fut celui de l'énigmatique Christian Rosencreutz. A l'avenir, Rudolf Steiner nous dit, qu'il aura la tâche de transformer le moi inférieur en un moi supérieur et fera l'objet d'un grand sacrifice pour cela. Il prendra en son karma, le karma de tous ceux qui ne le font pas, de leur propre gré, faisant remonter à la conscience le moi supérieur du Christ.
Alors, quand nous regardons dans la région de Scorpion / Aigle en cette cinquième Nuit, nous pouvons y observer la connexion des Elohim avec le Christ et Krishna (l'âme Nathan) dans les cieux et voir sur la terre l'épée à double tranchant de l'aspect sombre du Scorpion et l'aspect lumière de l'Aigle représenté par Judas et Jean - deux aspects qui vivent côté des âmes à côte à côte en nous-même.
Que l'aigle de Saint-Jean en nous, nous aide à surmonter le Scorpion de Judas et puisse nous unir au Christ à travers la sagesse ésotérique de Christian Rosencreutz!
Merci Adriana Koulias et Juan Berthot pour ces textes

Constellation du Scorpion/Aigle - Sonorité S sifflant -CH




" L'existence, elle consume l'être,
Dans l'être cependant perdure l'existence.
Dans l'agir s'épuise le devenir,
Dans le devenir persiste l'agir.
Dans l'ordonnance cosmique punitive,
Dans la forme à soi-même répressive,
L'être conserve les êtres."

Douze harmonies zodiacales, Rudolf Steiner 

dimanche 27 décembre 2020

Quatrième Nuit Sainte

 

Quatrièlme nuit - 27-28 décembre - Sagittaire 



L'Archaï (Archée) représente la région de l'Archer ou Centaure / Sagittaire.
L'Archer représente l'imagination visible des deux pôles opposés dans l'être humain - l'humain et l'animal, le supérieur et l'homme inférieur.
Chez un enfant les forces de la station horizontale, qui le font ramper, sont surmontées enfin, par le stade de la marche debout et signifient une victoire de la nature humaine sur la nature animale. Les êtres supérieurs qui symbolisent ces forces appartiennent à cette hiérarchie,les Archaïs, sont ceux qui inspirent la droiture en l'être humain (la capacité de se tenir à l'intérieur du corps physique une incarnation particulière prévue), car ces êtres vécurent leur stade humain, alors que les fondements du corps physique des êtres humains furent implantés en eux, au début de la création de notre cosmos - sur l'ancien Saturne.
Les Archaïs ont ensuite été reliés au travers leurs forces de la pensée au corps physique (le cerveau physique) de l'homme sur l'ancien Soleil.
On pourrait dire leur tâche maintenant, est de donner à l'humanité les forces nécessaires à une conscience du moi de s'imposer par la pensée, ce qui est symbolisé par la flèche à l'intérieur de l'arc.
La conscience de l'ego entre dans « une personne » et est individualisée pour devenir ce que nous appelons la « personnalité ». C'est pourquoi les Archaïs sont parfois appelés les «Esprits de la personnalité».
Ceci relate aussi cosmiquement la descente du Second Logos (le Christ) au sein du royaume du Soleil devenue une étoile, ou Sophia (Esprits de la Sagesse), comme nous l'avons mentionné dans notre première Nuit Sainte.
Le Christ est entré dans le sein de la Sophia par le portail du Bélier ou de l'Agneau et c'est pourquoi considéré de ce point de vue, Il est caractéristiquement appelé« l'Agneau Cosmique».
Pour entrer au sein de la Sophia ou de la Région du Soleil en tant qu'Esprit, Le Christ a dû renoncer à l'aspect le plus bas de son être, cet aspect qui est connecté à notre corps physique par le fil le plus tenu -. Notre corps physique sublimé, l'Atma ou Homme Esprit.
En termes terrestres ce sacrifice s'est produit lorsque l'humanité accéda à la position verticale (Lémurie).
Cette position verticale des êtres humains les a projetés loin des forces spirituelles de la terre et a permis aux forces d'opposition de s'implanter
- Ces forces ont œuvré de façon contraire à la véritable voie du développement de l'homme - apportant la volonté de mettre du désordre dans les douze organes des sens de l'humanité.
Nous pouvons voir comment la position verticale touche aux organes des sens quand on considère que la colonne vertébrale est le protecteur des nerfs qui transmettent les impulsions vers les différents organes des sens.
Le fondement de ces douze sens (le Sens du Verbe, le Sens de Pensée, le Sens d'Ego, du Toucher, le Sens de la Vie, le Sens du Mouvement, le Sens de l'Équilibre, l'Odorat, du Goût, de la Vue, le sens de la Chaleur, de l'Ouïe) avait été établi sur l'Ancien Saturne quand le germe du corps physique avait été déposé par le travail des douze flux cosmiques s'exerçant à partir du cercle de douze entités du zodiaque (rappelez-vous les Archanges dont nous avons parlé hier !), mais ce travail ne pu acquérir sa signification complète que lorsque l'homme acquit un comportement individuel En se tenant debout.
La tâche humaine est alors d'harmoniser ces sens avec les douze courants du zodiaque et ce fut cette harmonisation que les puissances adverses ont désiré entraver.
Nous voyons ici un lien avec les 12 maîtres de l'harmonie des sentiments et des sensations.
L'être humain ne fut pas en mesure d'harmoniser ces organes des sens, car ces derniers acquirent une indépendance, leur propre égoïsme.
Dès lors le moi était trop distant d'eux, les organes de perception auraient acquit une sorte de personnalité et aurait transmis à l'âme ce qu'ils auraient ressenti de douleur ou de bonheur. Ce repli sur soi, si vous voulez, aurait empêché les êtres humains de conserver leur érection à travers le chaos qui en aurait résulté. Par conséquent, par nécessité, l'humanité aurait dû revenir aux forces horizontales pour survivre.
Le Christ dût descendre de ses nobles hauteurs pour surmonter cette menace et il l'a fait en s'unissant avec l'âme Nathanéenne, l'âme sans péché épargnée par la chute, qui plus tard s'incarna en tant que Jésus de l’Évangile de Luc.
Ensemble, ils ont harmonisés les douze forces du Zodiaque et produit une image éthérique de l'homme « idéal ». Un écho de cet homme idéal a été perçu par les êtres humains sur la terre dans le personnage de « Rama ».
Dans le Ramayana, Rama est le fils aîné du roi Dasaratha du Suryavanshi (de la dynastie solaire) les descendants directs du Soleil Rama connu comme « l'homme idéal», «l'homme debout» contrôlant ses sens ''. Notez comment il tient l'arc et la flèche sur l'image, comment on voit sa posture équilibrée, comment il tient sa tête, comment ses pieds touchent le sol, il ne semble pas être affecté par la gravité!
Un tel sacrifice fut entrevu par les êtres humains inspirés comme permettant de se tenir debout afin que chaque organe des sens puisse dire:
« Pas nous, mais l'homme idéal en nous; pas nous, mais le Christ en nous ».
Sur la terre, nous savons que les deux enfants Jésus étaient fils d'Abraham. Ces enfants, comme tous les autres apprirent à ramper et à marcher.
Ils ne pouvaient le faire que parce que Abraham, comme Père du peuple juif, leur avait fourni une lignée adaptée à la création des corps physiques appropriées.
En tant que tel Abraham est étroitement lié à cette Sainte Nuit.
Abraham était celui qui était prêt à sacrifier son fils Isaac comme un agneau sacrificiel parce que Dieu le lui avait ordonné.
Cette démarche et cette exploration est le début d'un processus en trois parties pour les deux enfants Jésus.
La première était l'unification des deux enfants Jésus au temple de Jérusalem étapes. À ce stade, le Jésus de l'Évangile Matthieu a quitté son corps physique pour entrer dans le corps et l'âme de Jésus de l' Evangile de Luc, qui pouvait alors dire : « Pas moi, mais Yeshua en moi! "
Et Yeshua pourrait dire, j'éprouve le monde à travers douze sens de Jésus.
A partir de ce moment, il était capable de « se tenir debout » avec sa propre « personnalité » devant les rabbins dans le Temple.
Le deuxième processus se déroulât au Baptême dans le Jourdain, quand l'Esprit du Jésus de Matthieu, Yeshua, une fois de plus sacrifia sa vie dans le corps de Jésus de Nazareth, pour permettre à l'Esprit du Christ d'entrer afin que Jésus puisse alors dire « Non moi, mais le Christ en moi » - j'éprouve le verbe à travers mes douze sens!
Le Christ lui-même put dire, j'éprouve le monde à travers les douze sens de Jésus.
Le troisième processus est survenu après le Mystère du Golgotha et la mort de Jésus-Christ, à la résurrection du « corps idéal » physique, ce fut, après que l'esprit du Christ ait imprégné l'ensemble du corps physique de Jésus et par ce moyen l'ait spiritualisé.
Cela a créé la potentialité pour chaque être humain individuel de faire de même, et pourvoir dire : « Non moi, mais le Christ en moi. »
Cela a également marqué le début de la spiritualisation du «corps» du monde lui-même, afin que le monde puisse dire la même chose.
Donc, en cette quatrième Nuit Sainte, quand on regarde vers le ciel dans la région de l'Archer, nous pouvons voir cosmiquement la connexion entre l'Archaï, la Région de Bélier, et le premier sacrifice du Christ dans le sein de l'âme Nathan.
Sur la terre, nous pouvons voir le lien entre le corps physique et conscience du Moi et comment Abraham est relié au corps physique de deux enfants Jésus et leurs douze sens, afin de préparer le parfait véhicule du Christ.
Puissions-nous tenir debout, sachant que notre être physique est la partie de notre être la plus parfaite et la plus ancienne.
Un être qui est en, quelque sorte, l'être le plus important dans la création.
Les êtres humains sont les seuls êtres qui ont un 'libre arbitre' car ils ne sont pas liés au corps physique animal, mais sont libres de trouver leur chemin grâce à l'Esprit et par leurs propres efforts !
Texte Adriana Koulias

Constellation du Sagitaire Sonorité Son G et C dur




" Le devenir accède au pouvoir d'exister,
En existant, le devenir va s'éteignant.
Le but réalisé emprisonne l'élan
Dans un vouloir - vivre qui va s'imposant.
L'ordre du monde achève d'être mûr en mourant,
Les formes dans les formes disparaissant.
L'existant puisse-t-il ressentir l'existant ! "
Douze harmonies zodiacales, Rudolph Steiner